flash Côte d’Ivoire / Covid 19 : une reprise épidémique est observée depuis janvier 2021 ( Source gouvernementale)
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NOTRE EDITORIAL ...
COVID-19 : Le cessez-le-feu immédiat et sans condition comme solution dans les zone de conflits

Afriknews-Lundi 13 avril 2020- La pandémie de coronavirus en cours a déjà des conséquences considérables et multiples sur l’ensemble de la planète. Alors que les pays tentent de s’organiser pour faire face, que se passe-t-il dans les zones de conflits ? Comment la crise sanitaire mondiale s’exprime-t-elle dans les pays en guerre et quelles peuvent en être les conséquences ? Un état des lieux en zones de crise appelle à une prise de conscience et de responsabilité des antagonistes. Au-delà de toutes considération, le cessez-le-feu immédiat et sans condition dans les zones de conflits se dresse comme la solution prioritaire pour empêcher la propagation de la maladie à Coronavirus et profiter de la solidarité mondiale.

  

 

En pleine crise sanitaire mondiale, le 26 mars dernier, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, lançait un appel d’urgence pour venir en aide aux populations des pays en guerre face au coronavirus. « Les pays en guerre ne doivent pas être oubliés », déclarait-il au journal français Le Monde, soulignant non seulement la nécessité d’agir au plus vite pour lutter contre les effets dévastateurs du coronavirus sur ces populations particulièrement vulnérable, mais aussi pour alerter sur les répercussions mondiales que cela pourrait avoir.

 

 

Cette préoccupation est partagée par le centre d’analyse Crisis Group, dans la préface de l’un de leurs derniers rapports intitulé « Covid-19 et conflits : sept tendances à surveiller », qui se dit « particulièrement préoccupé par les convergences entre les enjeux de santé mondiale et les guerres ou les situations politiques qui pourraient donner lieu à de nouvelles crises ou exacerber les crises existantes ».

 

 

Le 27 mars, lors d’un point de presse virtuel depuis New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclarait : « La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie. C’est la raison pour laquelle j’appelle aujourd’hui à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde. »

 

L’offre sanitaire défaillante des zones de conflits

Sur les terrains de guerre dévastés et dans les zones de crises, où des troubles se sont prolongés, les systèmes de santé ne fonctionnent plus ou sont considérablement affaiblis et donc peu aptes à faire face au coronavirus.

Sur toutes ces zones, l’offre sanitaire est déjà défaillante et extrêmement réduite quand elle existe encore. Au Yémen par exemple, d’après le CICR, après cinq ans de guerre, dans un pays où 24 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, 50 % des structures de santé ne sont pas fonctionnelles car leur personnel ne peut pas se rendre sur place et ne reçoit plus de salaire. Même situation en Syrie, où la moitié des hôpitaux et des centres pour femmes et enfants ne fonctionnaient déjà plus avant la pandémie, alors que les bombardements continuent, notamment à Idleb, dans le nord du pays.

 

Que l’on parle de l’Afghanistan, de la Somalie ou du Sahel, chaque zone de crise est confrontée à des problèmes de réponses sanitaires souvent aggravées par de multiples facteurs qui peuvent être aussi bien dus à la mauvaise gestion des crises, à la corruption, que du fait des sanctions internationales.

Dans son dernier rapport, Crisis Group cite plusieurs cas :

  • l’Iran, sévèrement touché tout en étant victime des sanctions imposées par les États-Unis
  • le Venezuela, du fait de l’affrontement entre le gouvernement chaviste et l’opposition qui a mis en difficulté tout le système sanitaire
  • Gaza, en Palestine, où les systèmes de santé affaiblis par des années de blocus peinent à se doter de matériel et à s’organiser.
  • C’est aussi le cas en Libye, où le gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, s’est engagé à consacrer environ 350 millions de dollars pour lutter contre les impacts du Covid-19, alors que, comme le précise l’étude, il est difficile de savoir à quoi servira cette somme, car le système de santé s’est effondré après le départ des médecins étrangers pendant la guerre.

De plus, quand les pays sont confrontés à de graves problèmes sécuritaires, les institutions sont affaiblies et la confiance envers les gouvernements et les responsables politiques peut être érodée avec de lourdes conséquences, comme ce fut le cas durant l’épidémie du virus Ebola en 2014 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Dans un rapport de l’époque, Crisis Group notait sur cette épidémie que « dans un premier temps, le virus s’était propagé de façon incontrôlée, non seulement du fait du suivi épidémiologique limité et du manque de capacité et de réactivité du système de santé, mais aussi parce que les populations restaient sceptiques vis-à-vis des déclarations du gouvernement et de ses directives », ajoutant rétrospectivement : « Cette remise en question était en partie liée à la désinformation et aux mauvais conseils des gouvernements impliqués au sujet de la contagion, mais elle découlait aussi des tensions politiques récurrentes dans une région marquée par la guerre pendant la dernière décennie. »

 

Les difficultés de l’aide internationale

Face à ces situations désastreuses et à l’incapacité des États en crise à fournir une réponse à la hauteur des besoins, l’aide internationale s’organise et tente de pallier les urgences. Des interventions toujours compliquées à réaliser même parfois en période de graves crises épidémiques, comme on l’a vu durant l’épidémie de polio en Syrie en 2013, 2014 ou lors de l’épidémie de choléra au Yémen depuis 2016.

Plus récemment, en 2019 en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les ONG internationales ont eu beaucoup de peine à contenir une épidémie d’Ebola qui se développait dans l’est du pays. Crisis Group note que « malgré le soutien des casques bleus de l’ONU, des milices locales violentes bloquaient l’accès à certaines des zones touchées par l’épidémie et dans certains cas, les combattants ciblaient les médecins et les infrastructures médicales. Même si les autorités congolaises et l’OMS sont visiblement parvenues à mettre fin à l’épidémie au cours des derniers mois, celle-ci a duré plus longtemps et a fait plus de victimes (au total 2 264 décès confirmés) que si l’épidémie avait touché une région stable » (un nouveau cas de décès d'Ebola a été révélé le 10 avril).

 

Au-delà des difficultés liées à l’insécurité qui risquent d’entraver l’aide dans ces zones, la situation est particulièrement préoccupante pour les médecins et les acteurs humanitaires nationaux et internationaux qui pourraient avoir du mal à obtenir pour les populations, les secours nécessaires du fait aussi de la pandémie. Au Yémen par exemple, qui risque d’être, avec l’enclave assiégée d’Idleb en Syrie, parmi les zones de conflits actuelles les plus touchées, les vols internationaux ont été suspendus pour prévenir la propagation du Covid-19, aussi bien à Sanaa qu’à Aden, alors que les hôpitaux sont déjà très affaiblis, qu’il y a de graves problèmes d’eau et que les équipes internationales de secours n’ont gardé sur place que les membres essentiels de leur personnel.

 

Le cas des déplacés

Conséquence des crises, les populations déplacées comptent parmi les plus exposées aux risques sanitaires. D’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en 2019, les déplacés internes représentaient plus de 70 millions de personnes dans le monde et l’on sait que ce chiffre est déjà dépassé compte tenu des différents conflits en cours, ne serait-ce qu’au vu des événements récents en Syrie.

Or, l’histoire a montré que les problèmes de contagion étaient souvent démultipliés parmi les déplacés internes et en particulier dans les camps de réfugiés, même si ces camps disposent de services minimum de santé.

Au Bangladesh, comme le signale Crisis Group, dans les camps de réfugiés Rohingya, plus d’un million de personnes vivent dans des abris surpeuplés avec des services d’assainissement et de soins réduits au strict minimum. De plus, le taux élevé de malnutrition et l’impossibilité pour les habitants des camps d’avoir accès aux messages de prévention, suite à l’interdiction de l’usage des téléphones mobiles et de l’internet dans les camps par le gouvernement, risque de créer une situation catastrophique si le Covid-19 arrive. Car il pourrait s’y répandre comme une traînée de poudre contaminant le camp et les populations de la région.

Autre situation préoccupante : le camp de al-Hol, dans le nord-est de la Syrie où se sont concentrées 70 000 personnes qui ont fui le groupe État islamique. Une population composée d’hommes, de femmes, d’enfants syriens et irakiens et de plus de 10 000 personnes provenant d’autres pays, tous dans un état de vulnérabilité totale. Crisis Group, à l’automne 2019, écrivait à propos de ce camp : « C’est une scène de tragédie humanitaire, infestée par les maladies. Les habitants manquent de nourriture, d’eau potable, et n’ont souvent pas accès à des services médicaux ».

Enfin, en cas de flambée de coronavirus, les déplacés et les réfugiés peuvent aussi décider de se déplacer pour se mettre en sécurité, et créer des mouvements qui peuvent inquiéter les États. Sur le continent américain par exemple, le Brésil et la Colombie avaient accueilli, dans un premier temps, ceux qui fuyaient la crise au Venezuela, puis ils leur ont fermé les frontières. L’administration de Donald Trump qui tente d’empêcher les réfugiés d’Amérique centrale de pénétrer aux États-Unis, a durci sa position notamment avec le développement de la pandémie et les renvois vers des pays hôtes, ce qui a amené, à la mi-mars, le Guatemala et le Salvador à fermer leurs frontières aériennes à tous ceux qui étaient expulsés par les États-Unis. Même problème au Mexique et dans toute une Amérique centrale déjà fragilisée qui voient dans ces expulsions et le retour de ces réfugiés un risque de propagation du virus. Des rejets qui peuvent aggraver les violences et générer aussi de nouvelles crises.

 

L’impact de la pandémie sur les crises

Il est impossible à cette heure de préjuger des impacts du coronavirus au niveau mondial et, en particulier, dans les zones de crises qui sont toutes en situation d’extrême fragilité, sachant que de toute évidence, les conséquences seront considérables dans de multiples domaines. Comme le commente Crisis Group, « on ne sait pas encore quand et où le virus frappera le plus durement ni de quelle façon les aspects économiques, sociaux ou politiques se combineront pour déclencher ou aggraver les crises. Il n’est pas non plus certain que les conséquences de la pandémie soient entièrement ou uniformément négatives pour la paix et la sécurité. Les catastrophes naturelles ont parfois permis d’apaiser les conflits, lorsque les parties rivales ont été contraintes de coopérer, ou du moins de maintenir le calme, pour concentrer leur attention sur la protection et la reconstruction de leurs sociétés ».

 

La pandémie risque d’aggraver certaines crises internationales, mais elle pourrait aussi être l’occasion d’en enrayer d’autres et de changer le cours d’une l’histoire qui paraissait inéluctable. La proposition des Émirats arabes unis et du Koweït d’envoyer de l’aide sanitaire à l’Iran durement touché par le Covid-19 ou la demande de cessez-le-feu de Riyad au Yémen de ces derniers jours en sont peut-être déjà des illustrations.

 

Source RFI / Afriknews//

 



PENSEE DU JOUR
Blaise Pascal : une réflexion sur Dieu, la mort et les passions

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à l’étude des fluides et clarifie les concepts de pression et de vide en étendant le travail de Torricelli. Il est l'auteur de textes importants sur la méthode scientifique.

À 19 ans3,4, il invente la première machine à calculer5,6 et après trois ans de développement et cinquante prototypes, il la présente à ses contemporains en la dédiant au chancelier Séguier7. Dénommée machine d’arithmétique, puis roue pascaline et enfin pascaline, il en construisit une vingtaine d'exemplaires dans la décennie suivante8.

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs. Tout d’abord, il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il développe en 1654 une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.

Après une expérience mystique qu'il éprouve en novembre 16549,10, il se consacre à la réflexion philosophique et religieuse, sans toutefois renoncer aux travaux scientifiques. Il écrit pendant cette période Les Provinciales et les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, alors qu’il a été longtemps malade.

 

Qu’est ce que l’homme selon Pascal ?

A cette question, Pascal apporte, tout d’abord, une réponse psychologique : il place l’homme en face de lui-même et fait un constat de vide et de vacuité. C’est la célèbre thèse du roseau pensant.

– C’est l’inconsistance qui domine dans l’humaine nature.

– Parlons donc de vanité, au sens étymologique de ce terme (latin vanitas, vide), comme caractère de ce qui est creux et inconsistant.

– La vanité est encrée dans le cœur de l’homme : le moi est haïssable.

Voué au vide et à la vacuité, l’homme goûte non seulement les plaisirs de la vanité (chacun veut avoir ses admirateurs…), mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maitresse d’illusion et d’erreur :

– L’imagination désigne une puissance qui interdit à l’homme l’accès au vrai et déforme la réalité en grossissant les petites choses et en amoindrissant les grandes.

–  Ainsi sont grossis, par exemple, les illusions et petits objets de l’amour-propre, compris, au sens ancien et péjoratif du terme, comme amour de soi et égoïsme.

En quoi consiste l’amour-propre ? A « n’aimer que soi et […] ne considérer que soi »

Le divertissement selon Pascal : La lutte de l’homme contre sa misère métaphysique

Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi : il refuse de prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein repos, sans occupations ni affaires.

Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre néant : le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité.

– Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous interdit la réflexion.

La foi et l’ordre du cœur :

Mais la réponse à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? » relève aussi de la religion.

– « Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ».

– Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère inconsistante qui est sienne et connaître la félicité.

Que désigne la foi ?

– Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant Dieu sans intermédiaires.

Nous connaissons la vérité non seulement par la raison (la connaissance discursive, allant à l’universel) mais aussi par le cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le coeur a des raisons que les raison ne point.

Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement pour atteindre la sphère de la foi et du divin ?

– Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

– Si l’on gagne, on gagne tout (la félicité éternelle).

– Si l’on perd, on ne perd rien (une existence misérable, finie et précaire).

– Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable : l’homme a tout intérêt à parier pour la religion chrétienne.

Pascal et l’art de persuader :

Il s’agissait, pour Pascal, de persuader les incroyants et de les mener à Dieu. Tel était le dessein des Pensées.

– Or, pour ce faire, Pascal a mis en œuvre une rhétorique dont il faut dire un mot (un peu plus loin).

– Ainsi a-t-il distingué l’art de convaincre, c’est-à-dire d’obtenir l’adhésion de l’esprit à l’aide de preuves rationnelles(en démontrant rationnellement la vérité d’une proposition, en influençant l’intelligence), et celui de persuader, qui consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

– Agréer, c’est plaire et intéresser, en recherchant une correspondance entre l’esprit de celui à qui l’on parler et l’expression dont on se sert.

La rhétorique et l’argumentation pascaliennes sont donc très subtiles. Elles ne négligent ni l’art de convaincre ni celui d’agréer. Elles unissent esprit de géométrie, c’est-à-dire raisonnement discursif, déductif et démonstratif, et esprit de finesse, défini comme intuition et discernement juste et immédiat d’éléments complexes.

– Pour conduire à Dieu l’incroyant, Pascal a édifié une rhétorique synthétique et perspicace.

Par son analyse du drame de l’existence humaine et sa subtile rhétorique destinée à nous conduire à Dieu, Pascal apparaît étonnamment moderne. C’est le langage de notre monde contemporaine qu’annoncent les Pensées.

Oeuvres de Blaise Pascal :

– Essai sur les coniques (1639)

– Préface pour un traité du vide (1647)

– Les Provinciales (1656-1657)

– De l’esprit de géométrie (posthume)

– Les brouillons qui constitueront les Pensées …

Quelques célèbres citations de Pascal

Pascal sur les passions :

– “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas”

– “L’imagination est maîtresse d’erreur et de fausseté”

– “Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien  d’autres”

Pascal et la subjectivité :

– “L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant

– “L’homme est un point perdu entre deux infinis”

– “Deux excès : Exclure la raison, n’admettre que la raison”

– “La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent”

– “Le moi est haïssable

– “L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête”

– “Que le coeur de l’homme est creux et plein d’ordure !”

– “Tous les hommes cherchent à être heureux, jusqu’à ceux qui se brûlent la cervelle”

Pascal et le divertissement :

– “Divertissement. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser”

– “Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher”

– “Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre”

– “Le monde est si inquiet qu’on ne pense jamais à l’instant présent, mais à celui où l’on vivra. De sorte qu’on est toujours en état de vivre à l’avenir et jamais de vivre maintenant”

Pascal et l’amitié :

– “Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le  monde”

– “La curiosité n’est que vanité le plus souvent ; on ne veut savoir que pour en parler”

Pascal et Dieu :

– “Qu’il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer !”

– “C’est le coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au coeur, non à la raison”

 

 

CONTRIBUTIONS
Rwanda, forcer le respect plutôt que de faire pitié

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Avec une croissance de 7,5 % par an, le Rwanda fait figure de virtuose économique en Afrique. Le modèle impulsé par le président Paul Kagamé veut placer le pays au cœur de l’innovation. Un choix plutôt payant pour ce pays enclavé aux confins de plusieurs collines dans une Afrique où les Chefs d’Etats attendent toujours des plans miracles de performance économique des tuteurs  néocoloniaux.

 

Le Rwanda surfe sur la vague de la modernisation depuis bientôt vingt ans, comme l’explique An Ansoms, spécialiste de l’économie rwandaise à l’université catholique de Louvain, en Belgique, interrogée par France 24. "Après la phase de reconstruction entamée au lendemain du génocide, le gouvernement s’est focalisé à partir de l’année 2000 sur la création d’un pays exemplaire. À cette période, les documents officiels évoquaient déjà la volonté de développer une économie autour d’un 'hub technologique trilingue au Rwanda'", se remémore l’économiste.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques font pâlir d’envie ses africains. Ils comblent ses bailleurs de fonds, qui financent 40 % du budget du pays et qui n’hésitent pas à évoquer le "miracle africain". La Banque mondiale affiche une augmentation moyenne du PIB annuel du Rwanda de 7,5 % et le FMI prévoit une croissance de 7,8 % en 2019.

 

Pour les investisseurs étrangers, le pays compte plusieurs atouts : une stabilité politique liée aux réélections de Paul Kagamé,  un indice de corruption relativement bas – 4e pays du continent dans le classement de Transparency International – et un taux de scolarisation de 98 %, selon l’Unicef.

Afriknews/ Afriknews//

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Fif / Comité de normalisation : Que vient chercher la société civile au foot ?

Afriknews-Vendredi 15 janvier 2021-Le comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de Football a vu le jour ce jeudi 14 janvier. La Fédération internationale de Footbal associée ( Fifa ) a fait confiance à une dame, aidée de deux hommes pour la diriger. Il s’agit respectivement de la Sénatrice Mariama Jacqueline Dao Gabala, et de l’ancien ministre Martin Bléou et Maître Simon Abé. Toutes ces personnalités sont de parfaites inconnues du milieu du football ivoirien. Alors, on en vient à se demander: quelles taches seront-elles appelées à accomplir?

  

 

 

En effet, l'instance suprême du football a décidé de miser sur Mariame Dao GABALA en qualité de Présidente de la commission de normalisation de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) pour remettre le football ivoirien sur les rails.

 

 

C’est une passe décisive faite à la société civile ivoirienne, qui se doit de ne pas se louper. Une lourde responsabilité, que sans aucun doute Mme Mariame DAO Gabala sera à la hauteur des attentes. Elle, qui a été nommée sénatrice en 2019 par le Président de la République, pour ses qualités de membre actif de la société civile. La sénatrice DAO GABALA a successivement occupé le poste de Présidente dans plusieurs organisations notamment SOLIDARIDAD, New Africa’s Builders, Stand up Africa, et également de la Coalition des Femmes Leaders de Côte d'Ivoire.

 

 

Martin Bléou, est une autre personnalité très charismatique également de la société. Ce Professeur titulaire de droit fut anciennement ministre de la sécurité dans le gouvernement de réconciliation nationale en 2003.  Il est membre fondateur de la Ligue ivoirienne des droits de l`homme (Lidho).

Maître Simon Abé est le moins connu de ce trio. Mais, sa touche professionnelle est attendue.

Trois personnalités, semble toutes étrangères au football. Quel sera donc leur mission ? Il s’agit pour ce comité de normalisation d’organiser le football ivoirien à travers la mise en place d’un cadre juridique favorisant l’organisation d’une nouvelle Assemblée Générale élective selon les textes de la FIFA. Les textes de la FIF à l’origine du contentieux électoral seront donc partiellement révisités afin de créer un cadre légal plus sain.

 

Par conséquent, l’administration de la FIF en charge des affaires du football reste en place. C’est elle qui aura la charge de relancer le championnat à partir de la super coupe Félix Houphouët Boigny. Le comité de normalisation, essentiellement constitué de juristes, étrangers et au monde du football, n’aura donc qu’un rôle de superviseur en ce qui concerne le retour du ballon rond sur les pelouses ivoiriennes.

Alfred Koné / Afriknews//


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GOPO ...
Côte d’Ivoire / Modèle de Réussite : N’zikan, la graine qui enfanta une forêt.

Afriknews-Jeudi 14 janvier 2021-Débarqué de son village natal à l'âge de 16 ans, N'sikan l'adolescent analphabète n'avait à son actif que son passé d'éleveur de "poulet-byciclette". Après une tentative avortée auprès de la mission catholique à Bouaké de le faire inscrire au CPI, à l'âge de 17 ans, son aîné et tuteur Kouamé N'zué Jérôme se résigna à lui inventer un autre destin. Ainsi, Kouamé Konan N'sikan entre vers 1950 dans la pyramide économique urbaine par le bas, en qualité de tablier et apprenti mécanicien.

 

 

 

L'AÎNÉ JÉRÔME, SON PREMIER MENTOR

Ses débuts hardis auprès de son frère, il les raconte lui-même dans le livre de Jean-Luc Djea : << Mon frère aîné me fit confectionner une petite table de commerce. Je vendais des bonbons, des petits biscuits et des cigarettes. Je reversais chaque fois l'argent à mon aîné. Et je crois que cela créa en lui ce déclic qui l'amena à démissionner de la CFAO pour créer sa propre boutique à Sakassou, ville située à 30 Km de Bouaké. Quant à moi, je devins grâce à M. Sékou, un ami de Jérôme, apprenti mécanicien. Les affaires de mon frère prospéraient. Il acheta deux vélos: un pour lui et un pour moi. Un jour, alors que nous retournions, heureux, au village sur nos vélos après avoir fait le point du magasin, il me confia : << Petit frère, aujourd'hui nous sommes à vélo mais un jour, c'est en voiture que nous irons au village >>. J'étais étonné de l'entendre dire cela, mais lui seul savait pourquoi il était si optimiste. Il était très économe et nous faisait vivre une vie austère faite de privations. Il nous arrivait de ne pas manger de viande pendant des semaines. Car à cette époque-là, le kilogramme de viande coûtait 100 f cfa et c'était un luxe pour nous. Pendant que nous menions cette vie de privation, Jérôme faisait des économies. Que ne fût ma surprise quand un jour, il arriva avec une voiture Renault bâchée. Je fus très fier de lui. Il m'aidait beaucoup. J'étais devenu son homme de confiance. Ensemble nous suivions ses affaires. Puis un jour, il m'acheta un mini-car de 18 places qu'on appelait "1000 kilos" ou "rapide". Il l'avait acheté à 800.000 F CFA et me le remit pour faire le transport. Vous ne pouvez pas imaginer ma joie ce jour-là. (...) Sur 40 km, je prenais 100 F cfa et 50 F cfa sur 20 km. En six mois, j'obtiens une recette de 800.000 F cfa. En six mois, je venais de rembourser l'argent de l'achat du car >>.

 

 

JEAN ABILE-GAL, LA RENCONTRE DE SA DESTINÉE

Le succès des débuts fut brutalement freiné par la mort du frère aîné. La famille, incontournable prédatrice d'héritage, se partage les biens amassés par les deux frères et le petit N'sikan se retrouve au bout du compte, à la case départ. Pour se refaire, il nourrit l'idée de s'insérer dans la filière d'achat du cacao en tant que pisteur. Refoulé par plusieurs bailleurs en raison de son analphabétisme, il finit par rencontrer un négociant juif. Qu'il considère jusqu'à sa mort comme son mentor, celui auprès de qui, il apprend et assimile les rouages du fonctionnement de l'entreprise familiale, que les juifs ont la réputation de maîtriser à la perfection. Il témoigne des circonstances de leur rencontre en ces termes: << En 1957, j'avais voulu faire l'achat de produits agricoles entre autres, café et cacao. Mais les blancs de l'époque trouvaient que j'étais illettré et qu'on ne pouvait me faire confiance dans ce domaine. Je fus très déçu et je suis rentré chez moi. Puis un jour je rencontrai un monsieur du nom de Jean Abile-Gal. Il m'a tendu la main et nous avons commencé à faire l'achat de produits ensemble. Je commençai comme un "dohoun-ta" (bagagiste en dioula), c'est-à-dire celui qui charge et décharge le camion. Puis il m'a financé par la suite. C'est bien lui qui m'a inculqué le travail dans un esprit familial. A la mort de ses parents, c'est lui qui s'est battu pour maintenir leur entreprise familiale. Il travaillait avec les membres de sa famille et il faisait tout pour que chaque membre de sa famille soit à l'aise. Cela m'a inspiré. Et je me suis juré de suivre son exemple si toutefois, j'en avais les moyens. Jean Abile-Gal me payait 3 F Cfa de ristournes sur le kilogramme au lieu de 6 F Cfa que payaient les autres acheteurs, et je m'en contentais. A ce propos, Djibo Sounkalo (premier maire de Bouaké de 1956 à 1980) m'interpella un jour en ces termes : "Toi N'sikan, tu es fort hein ! Comment fais-tu pour avoir de l'argent en travaillant avec un juif ? " Évidemment cela m'a fait rire. Moi je savais qu'Abile-Gal me sous-payait mais l'important pour moi, c'était d'apprendre auprès de lui >>. Et il ne pense pas si bien faire, car contrairement aux supputations et allusions fétichistes, cette expérience acquise auprès du négociant juif est la clé qui ouvre à N'sikan le destin d'entrepreneur qui le révèle à la Côte-d'Ivoire.

 

 

LA SORTIE DU TUNNEL

Avec l'expérience acquise, il se réintroduit dans le négoce du cacao à son propre compte, avec un véhicule de trois tonnes. Navigant sur l'explosion des tonnages de la fève ivoirienne durant la décennie 1960, N'sikan renforce sa flotte de véhicules avec un camion MAN de dix tonnes, une remorque, puis trois grumiers affectés au commerce de bois d'ébène sur l'axe Duekoué-Abidjan. A cet appareillage, il faut ajouter en 1970 six camions qui convoyaient la noix de colas et divers autres produits vivriers en direction du Mali et de la Haute-Volta. C'est après cet intermède couronné de triomphe que son destin de transporteur, contrarié par le décès brutal de son frère aîné, le rattrape. Il explique à ce sujet : << Me voici devenu un opérateur économique prospère. On parlait de moi dans tous les milieux. Ainsi, face aux difficultés que les populations rencontraient à rélier Bouaké et Abidjan, certaines personnes sont venues me voir pour me demander de tout faire pour mettre des cars sur la ligne >>.

Voici comment celui qui avait été successivement apprenti mécanicien, balanceur puis chauffeur de Renault bâchée, et chauffeur de 1000 kilo fait un retour gagnant dans le transport après s'être patiemment réconstruit auprès de Jean Abile-Gal et sur les chemins boueux de la boucle du cacao. Il créée la compagnie de transport UTB en 1984 qui rencontre un succès immédiat et continu en 34 ans d'histoire. Cet adolescent analphabète entré dans la pyramide économique nationale en tant que tablier tire aujourd'hui sa révérence au sommet de la gloire, auréolé du titre de PDG d'un empire financier tentaculaire opérant dans le transport interurbain, l'hôtellerie, les hydrocarbures, et le BTP. Ce sommet, il le percevait comme une rampe de lancement pour conquérir les airs. C'était le dernier de ses rêves, qu'il ventilait à quelques confidents : lancer une compagnie aérienne sous-régionale, une sorte d'AIR UTB qui parachèverait le projet de conquête entamé par sa flotte de cars et ses lignes sans-frontières. Mais hélas! On ne peut pas tout réussir. A défaut de conquérir le ciel, gageons que UTB ne se fracasse pas au sol dans une guerre d'héritiers anti-économiques.

 

 

Dr BANGALI N'goran

Historien, enseignant-chercheur


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VOYAGE ...
Technologie : le plus grand pont ferroviaire en arc du monde construit en Chine

Afriknews-Lundi 10 décembre 2018- Lundi matin, avec l'installation du grand pont au-dessus de la rivière Nujiang dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les constructeurs chinois ont construit le plus long pont ferroviaire en arc du monde.

 

L'ouvrage mesure 1.024 mètres de long et près de 25 mètres de large. Avec une travée unique de 490 mètres, il permet à quatre trains d'y stationner en même temps, a précisé Yu Changbin, directeur du projet de la China Railway Construction Corporation.

 

"Comme le pont se situe dans la gorge du plateau Yunnan-Guizhou, affecté par une ceinture sismique de haute intensité, sa largeur et sa capacité portante sont beaucoup plus importantes que les ponts ferroviaires ordinaires", a expliqué M. Yu. "Il n'existe aucun précédent de construction d'un tel pont."

 

Pour accomplir le pont, les constructeurs ont dû assembler 800.000 boulons et 922 poteaux en acier de différents modèles, pesant chacun 100 tonnes, à environ 230 mètres au-dessus de la rivière du Nujiang.

 

Le pont est un projet clé de la voie de chemin de fer de 220 km Dali-Ruili, qui est une section importante du couloir ferroviaire international Chine-Myanmar reliant Kunming, capitale de la province du Yunnan, à Yangon, capitale du Myanmar.

 

Après la mise en service du chemin de fer Dali-Ruili, le temps de voyage entre les deux villes passera de six à deux heures.

Source Xinhua / Afriknews//


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PRESSE BOOK ...
Côte d’Ivoire / Reforme de la CEI : changements d’hommes ou remise à plat de toute la machine ?

Afriknews-mardi 22 janvier 2019-Des pourparlers pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de la présidentielle de 2020 ont débuté ce lundi 21 janvier à la primature en présence du premier ministre. Après une organisation mitigée des élections locales de 2018 par cette instance, qui ravive  la tension politique, pouvoir et opposition sont parvenus à une prise de contact pour plancher sur sa reforme. Changements d’hommes, comme semble le vouloir le gouvernement ou bien une remise à plat de toute la machine, comme le demandent beaucoup de partis d’opposition ? Les discussions s’annoncent houleuses.

 

 

Côté opposition, on notait la présence du Pr Georges-Armand Ouegnin de la plateforme EDS dont le référent politique est le Président Laurent Gbagbo, du Pr Maurice Kacou Guikahué du PDCI-RDA, du Pr Bamba Moriferé du Rpci, de Pascal Affi N’guessan du FPI officiel, de Danielle Boni Claverie de l’URD, d’Henriette Lagou du Rpci-paix, de Kabran Appiah, etc…

 

Notons qu’en novembre 2016, le pays avait été épinglé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a estimé, dans un arrêt, que la CEI ivoirienne n’était ni indépendante ni impartiale.

 

A cette première rencontre, les participants espèrent voir le processus tenir compte de leurs   attentes.

 

« Nous espérons que toutes les questions liées aux élections seront abordées, depuis le recensement des électeurs jusqu’à la proclamation définitive des résultats des différentes élections, en nous penchant particulièrement sur la situation de toutes les institutions impliquées dans ce processus », a déclaré Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.  

 

En reponse aux  préoccupions, le pouvoir estime que l’actuelle CEI, créée en 2001, a fait l’objet de discussions et d’un consensus en 2013 et 2014. Et donc, « On ne peut pas faire fi de ce consensus », selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

« Une fois que l’on se sera mis d’accord sur la structure, au niveau donc des hommes qui représentent les différentes sensibilités politiques, c’est à ce niveau-là qu'il pourrait y avoir quelques changements ici ou là, mais la structure elle-même de la CEI est, aujourd’hui, une structure qui permet donc d’avoir la représentation de l’ensemble des forces politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité dans notre pays », a-t-il projeté.

 

 

Quoi qu’il en soit, les partis ont deux semaines pour rendre leurs contributions. La société civile sera, quant à elle, reçue jeudi 24 janvier par le gouvernement.

 

Mais des partis de l’opposition clament déjà leur exclusion à ces discussions. Il s’agit de la partie en fronde du FPI dirigé par Simone Gbagbo, Alors que les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble s’attendaient à des discussions inclusives sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante(CEI), l’UPCI de Brahima Soro et le PIT Daniel AKA Ahizi et LIDER de Mamadou Koulibaly. Pour le cas du dernier parti cité, Monique Gbekia, la Présidente, affirme avoir été conviée formellement par le ministère de l’intérieur,   mais stoppée à la guérite de la primature, « sous le prétexte que LIDER ne figurait pas sur la liste ».

 

DJEK KODJO /Afriknews//


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MONDE : AFRIQUE & INTER

CPI / Acquittement de Gbagbo et Blé Goudé : les regrets de la Procureure Fatou Bensouda

Afriknews-Vendredi 2 janvier 2021-Le mardi 31 mars 2021, la Chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a confirmé la décision d’acquittement du président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, prononcée par la Chambre de première instance le 15 janvier 2019. Cet arrêt met définitivement fin à toutes poursuites pour toutes les charges de crimes contre l’humanité, vraisemblablement perpétrés de 2010 à 2011, à la faveur de la crise postélectorale qu’a connue la Côte d’Ivoire, et ruine ainsi tout espoir de la Procureure Fatou Bensouda de voir le procès se poursuivre. Un véritable camouflet pour elle et son bureau. Aussi, regrette-t-elle que la majorité de cette chambre constituée de cinq (05) juges ait opté pour une opinion contraire des deux juges dissidents.

Côte d’Ivoire / Accident de la circulation à Ferké : plus de 16 morts sur le coup

Afriknews-Jeudi 1er avril 2021- La nuit du mercredi au jeudi a enregistré un grave accident de la circulation, à Nambonkaha, localité situé à 15 km de Ferkéssédougou sur l’axe Ferkessédougou – Ouangolodougou au nord de la Côte d’Ivoire, nous rapportent des témoins. Un car de la compa...

Côte d’Ivoire / Fauteuil du Fpi : Affi N’guessan pour un affront à Laurent Gbagbo.

Afriknews-Samedi 3 avril 2021-Après son acquittement définitif de toutes poursuites de crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale (CPI), le 31 mars 2021, des jours sombres attendent l’ex président Laurent Gbagbo dans son camp. Il devra faire face maintenant à une rébellion...

Côte d’Ivoire / Pandémie de Paludisme : 86700 moustiquaires disponibles pour les populations de Tiébissou

Afriknews-Mardi 27 avril 2021- En marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, qui tue des centaines de milliers de personnes dans le monde et en Côte d’Ivoire, le préfet du département de Tiébissou, monsieur Gouassiro Ernest Mathieu, a procédé au lancement officiel de la dist

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ARBRE A PALABRE ...
Côte d’Ivoire : l’autoroute de Grand-Bassam soumise au péage à partir de fin avril

Afriknews-Jeudi 21 janvier 2021-Les usagers de la route devront s’apprêter à débourser une contribution financière bientôt au passage sur l’autoroute de Grand-Bassam. Cette voie qui mène à la cité balnéaire et aux villes d’Adiaké, Bonoua, et autres, ne sera plus gratuite à la circulation.   Lancés le 22 mai 2019, les travaux du péage de l’autoroute de Grand-Bassam avancent bien. La livraison  dudit projet aux usagers est prévue au 30 avril 2021, selon le calendrier du Fonds d’entretien routier. Ce sont 16 couloirs dont 8 par sens de circulation, avec des voies réversibles et à télépéage sans arrêt pour désengorger l’espace en cas de flux massifs de véhicules notamment les week-ends, qui desserviront les usagers à la fin du premier trimestre 2021.  

 

 

 

 

A en croire ses concepteurs, la station de péage de Grand Bassam va offrir plus de sécurité à la fois pour le personnel que pour les usagers. Il est prévu des garde-corps en béton armé pour protéger les îlots et ce, afin de prévenir les risques d’accident ainsi que la destruction des équipements.

 

 

Outre le poste de gendarmerie, comparativement aux autres stations de péage sur l’Autoroute du Nord et sur la Route de l’Est, la nouvelle station de Grand-Bassam sera dotée d’un poste de sapeur-pompier et d’un espace patrouilleur. La présence de ces deux entités sur la gare, vise à garantir une assistance 24h/24 aux usagers de cette autoroute.

 

 

Selon la direction générale du Fonds d’entretien routier ( Fer), dirigée par monsieur Lanciné Diaby, ce projet s’inscrit dans la "continuité et l’innovation " dans un moule d’expertise avant-gardiste.  Toujours, selon cette même direction, cette superstructure n’aurait point son pareil dans la sous-région.

 

 

Située après PK 7+200 de l’autoroute Abidjan - Grand-Bassam, la maquette de la station de péage de Bassam laisse clairement entrevoir un condensé d’esthétique mais surtout de technologie de pointe, qui fait indiquer qu’il s’agit d’un véritable projet novateur et une  merveille architecturale, qui constituera sans nul doute un nouveau point d’ancrage de la prestigieuse et historique cité balnéaire du Grand Abidjan.

 

 

Au-delà, l’architecture futuriste de l’auvent (le Toit, l’abri) du péage rappelle les ailes d’un Avion en référence à l’Aéroport International Félix Houphouët Boigny de Port-Bouët qu’est l’A380. Sa réalisation se fait grâce à des coffrages soignés conçus par le truchement d’imprimantes 3D en vue garantir la précision requise pour la stabilité de sa structure en béton armée afin de résister aux courants marins très corrosifs de l’océan atlantique.

 

 

En plus, la plateforme a été surélevée jusqu’à 1 mm au-dessus de la chaussée actuelle en vue de préserver la station de péage des inondations. En clair, nous sommes en face de l’un des ouvrages offrant une autoroute à un niveau de service en termes d’éclairage et praticabilité conforme aux standards internationaux.

 

Martiale Digbeu / Afriknews//


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bourse
INTERVIEW ...
Condamnation de Mangoua Jacques / Me N'dry Claver contredit le Procureur Koné Braman : « Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de missio

Afriknews-Jeudi 10 octobre 2019-Me N'dry Claver est l’un des trois Avocats, qui ont défendu Monsieur Mangoua Jacques, le président du Conseil régional du Gbêkê, jugé et condamné le jeudi 3 octobre 2019 à Bouaké à 5 ans de prison ferme, 5 ans de privation de ses droits, et 5 millions d’amende selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Battant en brèche l’argument du Procureur selon lequel les avocats de Mangoua Jacques se sont fondés sur le témoignage du Chargé de mission, lui-même condamné pour propos mensongers, Me N'dry Claver met en crise cette thèse. Non sans indiquer que la déclaration d'appel a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

 

 

 

Question : Bonjour Maître N'DRY CLAVER. L'affaire Ministère Public contre Mangoua Koffi Jacques défraie la chronique en Côte d'Ivoire. Il vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme et 5 millions d'amende. Est-ce que vous pouvez nous expliquer dans les détails les faits de cette affaire ?

 

Réponse: Je voudrais vous remercier pour votre souci de recherche de la vérité. Les faits tels que débattus à l'audience nous donnent ceci. Monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES, président du conseil régional de Bouaké est appelé le samedi 21 Septembre 2019 par son cadet Mangoua Ervé. Ce dernier lui donne l'information selon laquelle le vigile qui travaille avec monsieur MANGOUA Jacques depuis une vingtaine d'années a découvert dans une niche de la résidence de son employeur des sachets qui contenaient des munitions et des machettes. Monsieur MANGOUA appelle immédiatement le Préfet puis ensuite le commandant de Brigade de Bodokro pour leur donner cette information. Il leur demande de faire constater ces objets. Ce qui est fait.
Le lundi 23 Septembre 2019, le Procureur de Bouaké appelle monsieur MANGOUA pour lui dire que compte tenu de ce qui s'est passé à sa résidence à savoir la découverte des munitions, il trouve important de faire une perquisition à sa résidence pour la manifestation de la vérité judiciaire et pour situer les responsabilités. Je tiens à préciser que tous ces faits se passent alors que Monsieur MANGOUA Jacques est à Abidjan et que depuis Avril 2019 il n'a pas mis les pieds à Nguessankro où se trouve cette résidence dans laquelle les objets ont été découverts. C'est un élément important dans le dossier qui n'a jamais été contesté. Cette position géographique de monsieur Mangoua par rapport au lieu de découverte des munitions.
Pour poursuivre, notre client ne trouve aucun inconvénient. Il dit même au Procureur qu'il ne se reproche rien et que la perquisition peut se faire.
Cette perquisition infructueuse a lieu le mardi 24 Septembre 2019.
Monsieur MANGOUA qui a déposé une plainte auprès du Procureur de Bouaké est invité à venir faire son audition. Notre client se déplace en cette qualité de plaignant victime et arrive à Bouaké. Il lui est demandé en ce lieu s'il souhaitait se faire assister par un avocat. La suite vous la connaissez. Monsieur MANGOUA est gardé à vue pour les nécessités de l'enquête. Il est après déféré au Parquet. Le Procureur décide de le faire comparaitre devant le tribunal pour qu'il soit jugé selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Le 03 Octobre 2019, monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES est reconnu coupable et est condamné à 5 ans de prison ferme avec 5 millions d'amende.

 

Question: Maître, nous avons du mal à comprendre avec les faits que vous venez de présenter comment le tribunal a condamné monsieur MANGOUA Jacques ?

Réponse: C'est une question ?

Question: Oui expliquez nous comment le Tribunal a pu condamner monsieur MANGOUA sur la base de ces faits ?

Réponse : Je suis un avocat. Je ne suis pas le juge. Moi je peux vous expliquer comment j'ai défendu mon client. C'est le tribunal qui pourra justifier sa décision. Pour l'heure, nous n'avons pas la décision motivée. Lorsque nous l'aurons, nous saurons les motivations des juges. À l'instant où je vous parle, je suis au même niveau d'information que vous sur cette question. Je ne sais pas les motivations c'est-à-dire dire l'ensemble des raisons de faits et de droit sur le fondement desquelles le tribunal devrait justifier la légalité de toute décision qu'il prononce. Nous sommes dans l'attente.

Question: Le Procureur a fait une conférence de presse selon une information donnée par le confrère Koaci, il aurait affirmé que "les avocats ont contourné le droit "? Quel commentaire une telle affirmation suscite en vous ?

Réponse : Je pense que ce procès a été très suivi à Bouaké et dans toute la Côte d'Ivoire. Chacun est assez intelligent pour se faire une opinion sur cette affaire. Vous savez il y a une population qui a atteint une maturité pour comprendre elle-même ce qui se passe. Je ne commenterai pas cette affirmation supposée du procureur de Bouaké.

Question: Maître est-ce que vous allez faire appel de cette décision ?

Réponse : Sachez-le. La déclaration d'appel des avocats de monsieur Mangoua a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

Question: Maître, avez-vous confiance en la justice avec ce que vous nous avez précédemment décrit et la décision rendue ?

Réponse : Dans un pays, si les citoyens n'ont pas confiance en leur justice, c'est que nous ne sommes plus dans une société. C'est la jungle. Nous devons malgré tout avoir confiance en la justice. Nous irons devant la Cour d'appel de Bouaké pour présenter nos arguments. Nous dirons aux juges de la Cour d'appel ce pourquoi nous estimons que la décision devrait être revue. C'est d'ailleurs tout le sens des recours contre les décisions de justice.

Question: La procédure en appel est prévue pour quelle date ?

Réponse : Une fois que la Cour d'appel va recevoir le dossier du tribunal avec la décision rédigée et les notes de l'audience, la date de l'audience sera communiquée.

Question: Est-ce que ce ne sera pas long ?

Réponse : Je ne sais pas. La programmation des audiences ne relève pas des avocats. Mais je peux seulement me dire que ce ne sera pas long parce la procédure d'urgence c'est à dire le flagrant délit a été utilisée pour juger monsieur MANGOUA. S'il fait un recours à son tour, je pense que sa cause devrait être entendue rapidement. Tout cela fait partie du respect des principes du procès équitable. Mais encore une fois, ce ne sont pas les avocats qui décident des dates d'audience dans de pareils cas.

Question: Maitre quelle a été votre ligne de défense dans cette affaire ?

Réponse: Simplement que monsieur MANGOUA ne pouvait pas être condamné pour le délit de détention illégale de munitions au regard des faits et des circonstances de l'espèce. Parce que monsieur MANGOUA n'a pas mis les pieds à Nguessankro depuis Avril 2019. Or, c'est en ce lieu que les munitions ont été découvertes. Il ne pouvait donc pas être l'auteur matériel du dépôt des munitions. Ce n'est pas possible. Nous avons montré aussi que c'est monsieur MANGOUA Jacques qui a informé lui-même le Préfet puis le commandant de la Brigade de Bodokro pour aller constater ces objets déposés dans une niche de sa résidence. Comment vous pouvez comprendre ça s'il voulait détenir des munitions illégales. Mais mieux, les objets illégaux étaient déposés dehors pour une résidence qui contient Douze chambres. Monsieur MANGOUA ne pouvait-il pas cacher ces munitions dans l'une d'entre elles ? J'ai dit au tribunal que notre dossier n'a pas produit un rapport psychologique nous révélant que monsieur MANGOUA était devenu fou. Parce que pour vouloir détenir des munitions illégales et se comporter comme monsieur MANGOUA l'a fait, il faudrait avoir sa raison en vacance. Voici ce que nous avons déclaré devant les juges.

Question: Maître tous les jours, les gens sont condamnés pour des faits de détention illégale d'arme ou de munitions. Quelle est la spécificité du cas Mangoua ?

Réponse: Selon nous cette spécificité réside dans l'appel téléphonique de monsieur MANGOUA au Préfet et au commandant de la brigade de Bodokro pour leur dénoncer la présence de munitions découvertes dans sa résidence. Les autres personnes qu'on condamne pour cette même infraction n'ont certainement pas eu le même comportement que Monsieur MANGOUA.

Question: Le Procureur a affirmé que c'est le frère cadet de votre client qui a appelé la gendarmerie avant d'informer monsieur MANGOUA (nous sommes interrompus par maître N'DRY CLAVER)

Réponse : Monsieur je vous en prie arrêtez moi cette question. L'audience du Jeudi 03 octobre 2019 était publique. Il faut arrêter. Je prends à témoin les trois juges qui ont siégé. Je prends à témoin le greffier audiencier. Je prends à témoin mes confrères qui étaient dans la salle. Je prends à témoin le public venu nombreux pour suivre cette audience. La question a été posée au frère cadet de monsieur Mangoua. À quel moment est-ce que vous avez appelé votre frère. Il a dit ceci: Quand monsieur Kouakou Yao Laurent lui a montré les munitions dans les sachets, il a appelé immédiatement son frère qui était d'abord en réunion. Ils se sont rappelés juste après. Et c'est monsieur MANGOUA qui a appelé le Préfet puis le commandant de brigade de Bodokro. C'est ce récit que nous avons tous entendu à l'audience publique. Le frère de monsieur Mangoua n'a jamais dit qu'il avait appelé le commandant de brigade avant d'avoir appelé son frère. Le procureur n'a pas le droit en dehors de tout autre élément de preuve de dire autre chose que ce que les témoins ont dit. Cela ne se fait pas. Nous avons aujourd'hui des moyens scientifiques pour tout savoir. Je l'ai dit à l'audience. Le procureur a le pouvoir de faire une réquisition auprès des sociétés de téléphonie. Il connaît les numéros de téléphone de monsieur Mangoua et celui de son frère. Il connaît celui du commandant de la brigade de Bodokro. Quand on appelle il y a les heures d'appel et la durée de chaque appel. Pourquoi le procureur ne fait pas cette réquisition et il dit autre chose que ce que le témoin a dit à la barre du tribunal devant le monde entier. Les notes de l'audience ont consigné ces propos du frère de monsieur Mangoua. Arrêtons s'il vous plaît. L'audience était publique. Arrêtons. Nous attendons la motivation des juges pour savoir ce que les juges vont retenir. Ce sont eux qui doivent nous départager. Je vous le répète. Le frère de monsieur Mangoua a dit qu'il a appelé son frère avant tout. Si le Procureur doit construire un autre récit, il doit le faire sur le fondement de la réquisition des opérateurs de téléphonie cellulaire. Nos opinions ne constituent pas les faits en matière pénale. Attachons nous aux faits. Nous n'avons pas le droit de dénaturer les informations données à la barre. Monsieur je vous dis que les Ivoiriens sont matures. Il y a des choses qui ne passent plus.

Question: Maître quelle a pu être la conséquence de la condamnation du chargé de mission de monsieur Mangoua sur la décision de condamnation de son employeur ?

Réponse: Les deux affaires ne sont pas liées. Vous avez monsieur MANGOUA qui est poursuivi pour détention illégale de munitions. L'autre est poursuivi pour divulgation de fausses informations. Dans la rigueur juridique, il n'y a aucun rapport. Je tiens à vous dire d'ailleurs que nous n'avons cité à aucun moment le chargé de mission de monsieur Mangoua pour étayer nos différentes plaidoiries. Pour vous dire que nous nous sommes attachés aux faits contenus dans les procès-verbaux d'enquête. Nous nous sommes attachés aux déclarations faites à la barre du tribunal par les témoins des faits. J'ai dit à l'audience que lorsque les citoyens risquent leur liberté, il n'y a pas de place pour le jeu. Nous n'avons jamais cité le chargé de mission de monsieur Mangoua. Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de mission de monsieur Mangoua. Je ne parlerai pas de mensonge. Je dirai que ce n'est pas vrai. Je vous répète l'audience était publique.

Question: Maître de nombreuses analyses politiques parlent d'un complot pour le contrôle de la région du GBÊKÊ. Il s' agirait de constater après cette condamnation la vacance de la présidence du conseil régional de Bouaké et de désigner un conseiller favorable au RHDP. Un peu comme ce qui s'est passé avec monsieur Billon. Quel est votre point de vue ?

Réponse: Vous avez parlé d'analyse politique. Moi je suis un avocat. Je m'attache aux faits dans le prétoire. Je laisse aux hommes politiques leurs analyses. J'aime la force de la loi. Quels sont les éléments constitutifs des infractions ? Les faits doivent tomber sous le coup de la loi. Voici mon cadre de travail en tant que pénaliste. Je ne veux pas mélanger les choses. On ne vient pas au palais de justice avec son habit de militant de parti politique. On ne me donne pas d'instructions contraires au droit pour que je les prolonge au palais. Sinon je deviendrai un monstre au cœur de l'appareil judiciaire. Et je serai dangereux pour la paix sociale. Quand je revêts ma robe d'avocat, c'est la loi seule qui me guide. C'est pour sa défense que j'ai prêté mon serment. On ne fait pas la politique au palais de justice. On ne devrait pas faire la politique au palais de justice pour être plus précis. Je ne commenterai pas ces analyses politiques. Je suis un avocat. Je ne me suis pas trompé de profession.

 

In le TEMPS / Titrailles Afriknews//


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REPORTAGE ...
Côte d’Ivoire : Olheol-ci industries (ex Trituraf) vers une liquidation

Afriknews-jeudi 31 janvier 2019-Pour une dette de 300 millions de Francs Cfa contractée  en 2009 auprès d’une banque ivoirienne, non soldée, l’usine Olhéol ( Ex Trituraf) de Bouaké est au bord de la liquidation. Elle est même à l’arrêt. Des rumeurs persistantes ont circulé dans la capitale du centre annonçant même sa mise en vente aux enchères par le bailleur pour se rembourser.

 

En effet, il se raconte que le partenaire financier, qui attend impatiemment le remboursement de son crédit, aurait vendu l’usine à des Libanais. Et que ces nouveaux propriétaires étaient dans les locaux de l’usine  le lundi 28 janvier 2019 à 18h pour une visite d’évaluation. ‘‘C’est une fausse nouvelle’’, dément monsieur Koné Zanga, chargé de la restructuration à la direction de l’entreprise.

Toutefois, monsieur Koné Zanga reconnaît que l’usine traverse un grave crise, qui l’a empêchée de respecter ses engagements vis-à-vis du bailleur en question. Et de justifier que c’est la conséquence de détournement de matière première vers d’autres cieux.

« Ce n’est pas de la mauvaise foi de notre part. Mais comment pouvons-nous fonctionner si la matière première est acheminée vers d’autres pays ? »,  S’interroge-t-il, avant de poursuivre pour dire que la direction a confiance en son investissement et lutte pour sortir du coma.

« Il y a des procédures judiciaires encore en cours qui suspendent toute vente  matérielle de l’usine. Donc il n’y a aucune raison de se précipiter pour quoi que ce soit. L’usine est là, elle ne fuit pas. Pourquoi on ne veut pas patienter. On était tous attendu ce matin à la justice, mais les partenaires financiers ne sont pas venus », a-t-il fait remarquer.

A l’en croire, la résolution de problème se fera à l’amiable, et ne peut en aucun cas, débouchée sur une liquidation. « Comment veulent-ils vendre puisque l’investissement est de 16 milliards alors qu’on leur doit seulement 300 millions de frs Cfa ? C’est pour  toutes ces questions que nous nous retrouvons en justice pour une solution paisible. Nous sommes donc étonnés. Et à la limite, nous disons que nous sommes encore au stade du tribunal et non à la liquidation des biens de l’unité de production », monsieur Koné Zanza a déclaré.

Si cela paraît simple à apprécier par la direction, ce n’est pas la quiétude chez les employés, qui cumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire,  et  des licenciés qui réclament plusieurs millions de francs Cfa de droits.

Aussi, ont-ils manifesté devant l’entreprise le mardi 29 janvier pour réclamer leurs dus, avant que le pire n’arrive. «  Aujourd’hui nous sommes attroupés ici parce que nous revendiquons notre droit. Cela fait désormais 30 mois que nous ne sommes  plus en activités. Bien évidemment, nos employeurs nous doivent plusieurs mois de droits et la valorisation de certains droits », a situé Bamba Dramane, leader syndical.

 

Non sans indiquer que des sources concordantes affirment  «  qu’un partenaire financier veut vendre aux enchères l’unité de production pour un crédit de 300 millions de Franc Cfa ». Puis, ils ont émis le vœu d’être associés aux échanges, « afin que nos droits qui s’évaluent à 1,3 milliards de francs Cfa et nos arriérés de salaires qui font un total de 380 millions de francs Cfa soient obtenus ».

Dans cette nébuleuse, il est constaté au moins une convergence entre  la direction et les employés, qui plaident tous pour le règlement à l’amiable qui ne leur soit pas préjudiciable. Ou du moins, si l’usine doit être cédée, les employés souhaitent se constituer en partie prenante  dans les discussions.

Faut-il rappeler, qu’Olhéol-ci est une unité industrielle, qui transforme essentiellement les grains de coton en produit oléagineux. Olhéol, ou ex Trituraf, a longtemps contribué à l’essor de l’industrialisation dans la capitale du centre. Mais l’entreprise a  entamé sa léthargie en marge de la crise militaro-civile de 2002 qui a secouée le pays. Malgré les efforts de redressement  engagés par les nouveaux acquéreurs, la descente aux enfers continue. Elle est pourvoyeuse de plus 500 emplois directs et indirects.

Tuo Tchang / Afriknews//


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