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NOTRE EDITORIAL ...
COVID-19 : Le cessez-le-feu immédiat et sans condition comme solution dans les zone de conflits

Afriknews-Lundi 13 avril 2020- La pandémie de coronavirus en cours a déjà des conséquences considérables et multiples sur l’ensemble de la planète. Alors que les pays tentent de s’organiser pour faire face, que se passe-t-il dans les zones de conflits ? Comment la crise sanitaire mondiale s’exprime-t-elle dans les pays en guerre et quelles peuvent en être les conséquences ? Un état des lieux en zones de crise appelle à une prise de conscience et de responsabilité des antagonistes. Au-delà de toutes considération, le cessez-le-feu immédiat et sans condition dans les zones de conflits se dresse comme la solution prioritaire pour empêcher la propagation de la maladie à Coronavirus et profiter de la solidarité mondiale.

  

 

En pleine crise sanitaire mondiale, le 26 mars dernier, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, lançait un appel d’urgence pour venir en aide aux populations des pays en guerre face au coronavirus. « Les pays en guerre ne doivent pas être oubliés », déclarait-il au journal français Le Monde, soulignant non seulement la nécessité d’agir au plus vite pour lutter contre les effets dévastateurs du coronavirus sur ces populations particulièrement vulnérable, mais aussi pour alerter sur les répercussions mondiales que cela pourrait avoir.

 

 

Cette préoccupation est partagée par le centre d’analyse Crisis Group, dans la préface de l’un de leurs derniers rapports intitulé « Covid-19 et conflits : sept tendances à surveiller », qui se dit « particulièrement préoccupé par les convergences entre les enjeux de santé mondiale et les guerres ou les situations politiques qui pourraient donner lieu à de nouvelles crises ou exacerber les crises existantes ».

 

 

Le 27 mars, lors d’un point de presse virtuel depuis New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclarait : « La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie. C’est la raison pour laquelle j’appelle aujourd’hui à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde. »

 

L’offre sanitaire défaillante des zones de conflits

Sur les terrains de guerre dévastés et dans les zones de crises, où des troubles se sont prolongés, les systèmes de santé ne fonctionnent plus ou sont considérablement affaiblis et donc peu aptes à faire face au coronavirus.

Sur toutes ces zones, l’offre sanitaire est déjà défaillante et extrêmement réduite quand elle existe encore. Au Yémen par exemple, d’après le CICR, après cinq ans de guerre, dans un pays où 24 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, 50 % des structures de santé ne sont pas fonctionnelles car leur personnel ne peut pas se rendre sur place et ne reçoit plus de salaire. Même situation en Syrie, où la moitié des hôpitaux et des centres pour femmes et enfants ne fonctionnaient déjà plus avant la pandémie, alors que les bombardements continuent, notamment à Idleb, dans le nord du pays.

 

Que l’on parle de l’Afghanistan, de la Somalie ou du Sahel, chaque zone de crise est confrontée à des problèmes de réponses sanitaires souvent aggravées par de multiples facteurs qui peuvent être aussi bien dus à la mauvaise gestion des crises, à la corruption, que du fait des sanctions internationales.

Dans son dernier rapport, Crisis Group cite plusieurs cas :

  • l’Iran, sévèrement touché tout en étant victime des sanctions imposées par les États-Unis
  • le Venezuela, du fait de l’affrontement entre le gouvernement chaviste et l’opposition qui a mis en difficulté tout le système sanitaire
  • Gaza, en Palestine, où les systèmes de santé affaiblis par des années de blocus peinent à se doter de matériel et à s’organiser.
  • C’est aussi le cas en Libye, où le gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, s’est engagé à consacrer environ 350 millions de dollars pour lutter contre les impacts du Covid-19, alors que, comme le précise l’étude, il est difficile de savoir à quoi servira cette somme, car le système de santé s’est effondré après le départ des médecins étrangers pendant la guerre.

De plus, quand les pays sont confrontés à de graves problèmes sécuritaires, les institutions sont affaiblies et la confiance envers les gouvernements et les responsables politiques peut être érodée avec de lourdes conséquences, comme ce fut le cas durant l’épidémie du virus Ebola en 2014 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Dans un rapport de l’époque, Crisis Group notait sur cette épidémie que « dans un premier temps, le virus s’était propagé de façon incontrôlée, non seulement du fait du suivi épidémiologique limité et du manque de capacité et de réactivité du système de santé, mais aussi parce que les populations restaient sceptiques vis-à-vis des déclarations du gouvernement et de ses directives », ajoutant rétrospectivement : « Cette remise en question était en partie liée à la désinformation et aux mauvais conseils des gouvernements impliqués au sujet de la contagion, mais elle découlait aussi des tensions politiques récurrentes dans une région marquée par la guerre pendant la dernière décennie. »

 

Les difficultés de l’aide internationale

Face à ces situations désastreuses et à l’incapacité des États en crise à fournir une réponse à la hauteur des besoins, l’aide internationale s’organise et tente de pallier les urgences. Des interventions toujours compliquées à réaliser même parfois en période de graves crises épidémiques, comme on l’a vu durant l’épidémie de polio en Syrie en 2013, 2014 ou lors de l’épidémie de choléra au Yémen depuis 2016.

Plus récemment, en 2019 en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les ONG internationales ont eu beaucoup de peine à contenir une épidémie d’Ebola qui se développait dans l’est du pays. Crisis Group note que « malgré le soutien des casques bleus de l’ONU, des milices locales violentes bloquaient l’accès à certaines des zones touchées par l’épidémie et dans certains cas, les combattants ciblaient les médecins et les infrastructures médicales. Même si les autorités congolaises et l’OMS sont visiblement parvenues à mettre fin à l’épidémie au cours des derniers mois, celle-ci a duré plus longtemps et a fait plus de victimes (au total 2 264 décès confirmés) que si l’épidémie avait touché une région stable » (un nouveau cas de décès d'Ebola a été révélé le 10 avril).

 

Au-delà des difficultés liées à l’insécurité qui risquent d’entraver l’aide dans ces zones, la situation est particulièrement préoccupante pour les médecins et les acteurs humanitaires nationaux et internationaux qui pourraient avoir du mal à obtenir pour les populations, les secours nécessaires du fait aussi de la pandémie. Au Yémen par exemple, qui risque d’être, avec l’enclave assiégée d’Idleb en Syrie, parmi les zones de conflits actuelles les plus touchées, les vols internationaux ont été suspendus pour prévenir la propagation du Covid-19, aussi bien à Sanaa qu’à Aden, alors que les hôpitaux sont déjà très affaiblis, qu’il y a de graves problèmes d’eau et que les équipes internationales de secours n’ont gardé sur place que les membres essentiels de leur personnel.

 

Le cas des déplacés

Conséquence des crises, les populations déplacées comptent parmi les plus exposées aux risques sanitaires. D’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en 2019, les déplacés internes représentaient plus de 70 millions de personnes dans le monde et l’on sait que ce chiffre est déjà dépassé compte tenu des différents conflits en cours, ne serait-ce qu’au vu des événements récents en Syrie.

Or, l’histoire a montré que les problèmes de contagion étaient souvent démultipliés parmi les déplacés internes et en particulier dans les camps de réfugiés, même si ces camps disposent de services minimum de santé.

Au Bangladesh, comme le signale Crisis Group, dans les camps de réfugiés Rohingya, plus d’un million de personnes vivent dans des abris surpeuplés avec des services d’assainissement et de soins réduits au strict minimum. De plus, le taux élevé de malnutrition et l’impossibilité pour les habitants des camps d’avoir accès aux messages de prévention, suite à l’interdiction de l’usage des téléphones mobiles et de l’internet dans les camps par le gouvernement, risque de créer une situation catastrophique si le Covid-19 arrive. Car il pourrait s’y répandre comme une traînée de poudre contaminant le camp et les populations de la région.

Autre situation préoccupante : le camp de al-Hol, dans le nord-est de la Syrie où se sont concentrées 70 000 personnes qui ont fui le groupe État islamique. Une population composée d’hommes, de femmes, d’enfants syriens et irakiens et de plus de 10 000 personnes provenant d’autres pays, tous dans un état de vulnérabilité totale. Crisis Group, à l’automne 2019, écrivait à propos de ce camp : « C’est une scène de tragédie humanitaire, infestée par les maladies. Les habitants manquent de nourriture, d’eau potable, et n’ont souvent pas accès à des services médicaux ».

Enfin, en cas de flambée de coronavirus, les déplacés et les réfugiés peuvent aussi décider de se déplacer pour se mettre en sécurité, et créer des mouvements qui peuvent inquiéter les États. Sur le continent américain par exemple, le Brésil et la Colombie avaient accueilli, dans un premier temps, ceux qui fuyaient la crise au Venezuela, puis ils leur ont fermé les frontières. L’administration de Donald Trump qui tente d’empêcher les réfugiés d’Amérique centrale de pénétrer aux États-Unis, a durci sa position notamment avec le développement de la pandémie et les renvois vers des pays hôtes, ce qui a amené, à la mi-mars, le Guatemala et le Salvador à fermer leurs frontières aériennes à tous ceux qui étaient expulsés par les États-Unis. Même problème au Mexique et dans toute une Amérique centrale déjà fragilisée qui voient dans ces expulsions et le retour de ces réfugiés un risque de propagation du virus. Des rejets qui peuvent aggraver les violences et générer aussi de nouvelles crises.

 

L’impact de la pandémie sur les crises

Il est impossible à cette heure de préjuger des impacts du coronavirus au niveau mondial et, en particulier, dans les zones de crises qui sont toutes en situation d’extrême fragilité, sachant que de toute évidence, les conséquences seront considérables dans de multiples domaines. Comme le commente Crisis Group, « on ne sait pas encore quand et où le virus frappera le plus durement ni de quelle façon les aspects économiques, sociaux ou politiques se combineront pour déclencher ou aggraver les crises. Il n’est pas non plus certain que les conséquences de la pandémie soient entièrement ou uniformément négatives pour la paix et la sécurité. Les catastrophes naturelles ont parfois permis d’apaiser les conflits, lorsque les parties rivales ont été contraintes de coopérer, ou du moins de maintenir le calme, pour concentrer leur attention sur la protection et la reconstruction de leurs sociétés ».

 

La pandémie risque d’aggraver certaines crises internationales, mais elle pourrait aussi être l’occasion d’en enrayer d’autres et de changer le cours d’une l’histoire qui paraissait inéluctable. La proposition des Émirats arabes unis et du Koweït d’envoyer de l’aide sanitaire à l’Iran durement touché par le Covid-19 ou la demande de cessez-le-feu de Riyad au Yémen de ces derniers jours en sont peut-être déjà des illustrations.

 

Source RFI / Afriknews//

 



PENSEE DU JOUR
Blaise Pascal : une réflexion sur Dieu, la mort et les passions

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à l’étude des fluides et clarifie les concepts de pression et de vide en étendant le travail de Torricelli. Il est l'auteur de textes importants sur la méthode scientifique.

À 19 ans3,4, il invente la première machine à calculer5,6 et après trois ans de développement et cinquante prototypes, il la présente à ses contemporains en la dédiant au chancelier Séguier7. Dénommée machine d’arithmétique, puis roue pascaline et enfin pascaline, il en construisit une vingtaine d'exemplaires dans la décennie suivante8.

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs. Tout d’abord, il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il développe en 1654 une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.

Après une expérience mystique qu'il éprouve en novembre 16549,10, il se consacre à la réflexion philosophique et religieuse, sans toutefois renoncer aux travaux scientifiques. Il écrit pendant cette période Les Provinciales et les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, alors qu’il a été longtemps malade.

 

Qu’est ce que l’homme selon Pascal ?

A cette question, Pascal apporte, tout d’abord, une réponse psychologique : il place l’homme en face de lui-même et fait un constat de vide et de vacuité. C’est la célèbre thèse du roseau pensant.

– C’est l’inconsistance qui domine dans l’humaine nature.

– Parlons donc de vanité, au sens étymologique de ce terme (latin vanitas, vide), comme caractère de ce qui est creux et inconsistant.

– La vanité est encrée dans le cœur de l’homme : le moi est haïssable.

Voué au vide et à la vacuité, l’homme goûte non seulement les plaisirs de la vanité (chacun veut avoir ses admirateurs…), mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maitresse d’illusion et d’erreur :

– L’imagination désigne une puissance qui interdit à l’homme l’accès au vrai et déforme la réalité en grossissant les petites choses et en amoindrissant les grandes.

–  Ainsi sont grossis, par exemple, les illusions et petits objets de l’amour-propre, compris, au sens ancien et péjoratif du terme, comme amour de soi et égoïsme.

En quoi consiste l’amour-propre ? A « n’aimer que soi et […] ne considérer que soi »

Le divertissement selon Pascal : La lutte de l’homme contre sa misère métaphysique

Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi : il refuse de prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein repos, sans occupations ni affaires.

Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre néant : le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité.

– Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous interdit la réflexion.

La foi et l’ordre du cœur :

Mais la réponse à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? » relève aussi de la religion.

– « Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ».

– Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère inconsistante qui est sienne et connaître la félicité.

Que désigne la foi ?

– Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant Dieu sans intermédiaires.

Nous connaissons la vérité non seulement par la raison (la connaissance discursive, allant à l’universel) mais aussi par le cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le coeur a des raisons que les raison ne point.

Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement pour atteindre la sphère de la foi et du divin ?

– Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

– Si l’on gagne, on gagne tout (la félicité éternelle).

– Si l’on perd, on ne perd rien (une existence misérable, finie et précaire).

– Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable : l’homme a tout intérêt à parier pour la religion chrétienne.

Pascal et l’art de persuader :

Il s’agissait, pour Pascal, de persuader les incroyants et de les mener à Dieu. Tel était le dessein des Pensées.

– Or, pour ce faire, Pascal a mis en œuvre une rhétorique dont il faut dire un mot (un peu plus loin).

– Ainsi a-t-il distingué l’art de convaincre, c’est-à-dire d’obtenir l’adhésion de l’esprit à l’aide de preuves rationnelles(en démontrant rationnellement la vérité d’une proposition, en influençant l’intelligence), et celui de persuader, qui consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

– Agréer, c’est plaire et intéresser, en recherchant une correspondance entre l’esprit de celui à qui l’on parler et l’expression dont on se sert.

La rhétorique et l’argumentation pascaliennes sont donc très subtiles. Elles ne négligent ni l’art de convaincre ni celui d’agréer. Elles unissent esprit de géométrie, c’est-à-dire raisonnement discursif, déductif et démonstratif, et esprit de finesse, défini comme intuition et discernement juste et immédiat d’éléments complexes.

– Pour conduire à Dieu l’incroyant, Pascal a édifié une rhétorique synthétique et perspicace.

Par son analyse du drame de l’existence humaine et sa subtile rhétorique destinée à nous conduire à Dieu, Pascal apparaît étonnamment moderne. C’est le langage de notre monde contemporaine qu’annoncent les Pensées.

Oeuvres de Blaise Pascal :

– Essai sur les coniques (1639)

– Préface pour un traité du vide (1647)

– Les Provinciales (1656-1657)

– De l’esprit de géométrie (posthume)

– Les brouillons qui constitueront les Pensées …

Quelques célèbres citations de Pascal

Pascal sur les passions :

– “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas”

– “L’imagination est maîtresse d’erreur et de fausseté”

– “Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien  d’autres”

Pascal et la subjectivité :

– “L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant

– “L’homme est un point perdu entre deux infinis”

– “Deux excès : Exclure la raison, n’admettre que la raison”

– “La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent”

– “Le moi est haïssable

– “L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête”

– “Que le coeur de l’homme est creux et plein d’ordure !”

– “Tous les hommes cherchent à être heureux, jusqu’à ceux qui se brûlent la cervelle”

Pascal et le divertissement :

– “Divertissement. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser”

– “Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher”

– “Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre”

– “Le monde est si inquiet qu’on ne pense jamais à l’instant présent, mais à celui où l’on vivra. De sorte qu’on est toujours en état de vivre à l’avenir et jamais de vivre maintenant”

Pascal et l’amitié :

– “Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le  monde”

– “La curiosité n’est que vanité le plus souvent ; on ne veut savoir que pour en parler”

Pascal et Dieu :

– “Qu’il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer !”

– “C’est le coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au coeur, non à la raison”

 

 

CONTRIBUTIONS
Rwanda, forcer le respect plutôt que de faire pitié

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Avec une croissance de 7,5 % par an, le Rwanda fait figure de virtuose économique en Afrique. Le modèle impulsé par le président Paul Kagamé veut placer le pays au cœur de l’innovation. Un choix plutôt payant pour ce pays enclavé aux confins de plusieurs collines dans une Afrique où les Chefs d’Etats attendent toujours des plans miracles de performance économique des tuteurs  néocoloniaux.

 

Le Rwanda surfe sur la vague de la modernisation depuis bientôt vingt ans, comme l’explique An Ansoms, spécialiste de l’économie rwandaise à l’université catholique de Louvain, en Belgique, interrogée par France 24. "Après la phase de reconstruction entamée au lendemain du génocide, le gouvernement s’est focalisé à partir de l’année 2000 sur la création d’un pays exemplaire. À cette période, les documents officiels évoquaient déjà la volonté de développer une économie autour d’un 'hub technologique trilingue au Rwanda'", se remémore l’économiste.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques font pâlir d’envie ses africains. Ils comblent ses bailleurs de fonds, qui financent 40 % du budget du pays et qui n’hésitent pas à évoquer le "miracle africain". La Banque mondiale affiche une augmentation moyenne du PIB annuel du Rwanda de 7,5 % et le FMI prévoit une croissance de 7,8 % en 2019.

 

Pour les investisseurs étrangers, le pays compte plusieurs atouts : une stabilité politique liée aux réélections de Paul Kagamé,  un indice de corruption relativement bas – 4e pays du continent dans le classement de Transparency International – et un taux de scolarisation de 98 %, selon l’Unicef.

Afriknews/ Afriknews//

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Côte d’Ivoire / Décès du premier ministre Gon et démission du Vice-président Daniel Kablan le même jour : Pourquoi cette coïncidence ?

Afriknews-Mardi 14 juillet 2020-Le vice-président Daniel Kablan Duncan  n’est plus à son poste. Le décret pris à  l’effet par le Président Alassane Ouattara mentionne qu’il a été signé  depuis le 8 juillet 2020. Comme par coïncidence, cette date est la même que celle  du décès du premier ministre Amadou Gon Coulibaly des suites d’un malaise cardiaque au conseil des ministres. Est-ce la conséquence d’un agacement entretenu par Daniel Kablan Duncan lui-même, cet homme que la conscience populaire considère de mou, amorphe et sans charisme de vouloir partir malgré la survenance de la mauvaise nouvelle ? Ou simplement que le Président avait déjà validé son vœu de départ bien avant ?  Tout semble indiqué, que c’est la première hypothèse qui tient de thèse.  

 

 

 

« Le vice-président Daniel Kablan Duncan a remis au président de la République sa démission du poste de vice-président pour des raisons de convenance personnelles le 27 février 2020 », a-t-on appris lundi par un communiqué lu par le secrétaire général de la présidence Patrick Achi.

 

 

Cette annonce met ainsi fin à des supputations qui avaient cours sur la toile depuis 48h.  L’intention de partir du vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, 77 ans, de son poste a été actée le 8 juillet 2020 et remise au concerné dans la soirée de ladite date par le président Alassane Ouattara dans un contexte bien particulier.  L’acte signé fait suite à une deuxième demande introduite par le concerné, comme soutenue dans sa sortie du 13 juillet 2020.

 

« Je voudrais tout d’abord remercier Son Excellence M Alassane Ouattara, Président de la République, d’avoir accepter la deuxième lettre de démission que j’ai eu à lui présenter le 27 février 2020, pour des raisons de convenances personnelles », a déclaré Kablan Daniel.    

 

 

Mais avant cette précision venant de monsieur Kablan Daniel, le communiqué de la Présidence indique, que c’est « après plusieurs entretiens dont le dernier a eu le 7 juillet, le président a pris acte et procédé le 8 juillet à la signature d'un décret mettant fin aux fonctions de Monsieur  Kablan Duncan en qualité de Vice-président de la République, conformément à la constitution telle que modifiée par la loi constitutionnelle n 2020-348 du 19 mars 2020 ».

 

 

Cette démission met fin à l’idylle entre le Président Alassane Ouattara et Daniel Kablan Dunkan, qui dure trente (30) ans de collaboration, qui part des années 80 à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( BCEAO) à ce jour.     

 

 

A noter, Daniel Kablan Duncan est né le 30 juin 1943 à Ouélé. Il est l’actuel Député de Grand-Bassam. Il a été ministre des Finances dans le gouvernement dirigé par Alassane Ouattara sous la présidence de Félix Houphouet Boigny. Puis premier ministre (1993-1999) sous Henri Konan Bédié. Il est revenu au gouvernement avec l’avènement du Rhdp au pouvoir, en tant ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Ahoussou Jeannoh, avant de diriger le gouvernement de 2012-2017.  Il est nommé Vice-président en 2017. Il est par ailleurs le créateur de PDCI-Renaissance, un mouvement proche du Rhdp (Parti au pouvoir), qu’il a mis en place au pire moment de la crise entre le PDCI-RDA, son parti d’origine et le parti créé par Alassane Ouattara en 2018. A noter que Henri Konan Bédié, son ancien mentor dont on dit qu’il a gardé la proximité, est en lice pour la présidentielle d’octobre 2020 comme candidat du parti sexagénaire.    

 

 

Virus Kouadio / Afriknews//    


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GOPO ...
Election à la Fif : Rififi au sein des groupements d’intérêt

Afriknews-Lundi 20 juillet 2020-La présence de Drogba Didier, en lice pour la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football ( Fif) aura contribuée à mettre à nu les rouages malsains de la maison verre. Suspicions et incompréhensions ont laissé place à un cafouillage abject au sein des groupements d’intérêt, qui doivent parrainer les candidatures selon le code électoral admis. Si les dirigeants de ces groupements, qui représentent la minorité, ont adopté la stratégie d’éliminer Didier Drogba avant la phase finale prévue pour septembre prochain, les souscripteurs, eux qui représentent la majorité, ne veulent laisser prospérer la forfaiture. Ainsi, nous assistons à des décisions qui se prennent par les premiers responsables, et se défont par la base sur fond de remise en cause.

 

 

 

Ce lundi 20 juillet 2020, les arbitres regroupés au sein de l’Amicale des Arbitres de Football de Côte d’Ivoire, viennent de remettre en crise leur décision arrêtée le 13 juin dernier à Yamoussoukro de parrainer la candidature Sory Diabaté. Ce jour, ils viennent de tenir une autre  Assemblée générale à Yopougon au 2/3 réuni des membres pour invalider l’acte remis à Sory Diabaté par le président Coulibaly Souleymane, destitué dans la foulée. Par 218 voix pour Didier Drogba contre une (01) respectivement pour ses deux adversaires Sory Diabaté et Idriss Diallo, les hommes en noir viennent de faire parler rétropédalage.

 

 

« De mémoire de sportif, il y a jamais eu autant d’engouement à une élection du président de la Fif (Fédération Ivoirienne de Football), que celle qui ouvre la succession de Sidy Diallo, président sortant », confiait à Afriknews.net  Kouamé Ba, ex sociétaire d’un club de l’intérieur.  

 

 

 

L’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football n’a-t-elle pas encore fini de livrer tous ses secrets ? Une autre volteface se profilerait-elle à l’horizon.  Notamment au niveau de l’Amicale des Footballeurs internationaux,  dont Didier Drogba en est le Vice-président.

 

 

 

La décision de ce groupe d’intérêt dirigé par Cyrille Domoraud fait en ce moment couler beaucoup d’encre et de salive, dans la mesure où  le Président Cyrille Domoraud et deux ex coéquipiers de Drogba  à l’équipe nationale, ont décidé de ne pas accorder leur suffrage à leur ex capitaine, mais plutôt à leur ami Idriss Diallo, en évoquant des raisons de convenance personnelle. A ce niveau, les footballeurs ne comptent pas se laisser faire. Un cadre, en la personne de Yaya Touré s’en est déjà offusqué. Et la base n’est pas d’accord avec Cyrille et ses amis Kolo Touré et Aruna Dindné. Serey Dié, un autre capitaine aussi, n'a pas voulu resté en marge de l'indignation. Il fait une sortie pour marquer son désaccord face à l'attitude de son président Cyrille Domoraud.

Même son de cloche chez les anciens footballeurs. C'est la division sur le choix qui rime l'actualité entre Alain Gouamelé et ses camarades. Ne pas avoir choisi Drogba est la cause d'une profonde division en leur sein. 

 

Si les groupements intérêt sont au centre de toutes les attentions des candidats déclarés, il est incompréhensible que ce soit les arbitres, qui décident de sauver la candidature de la star mondiale, et non ses pairs.   

 

 

En Côte d'Ivoire, ils sont au nombre de 5 reconnus par la Fédération Ivoirienne de Football et présents dans ses statuts. Il s’agit des associations des anciens joueurs, des joueurs en activité, des entraîneurs et autres encadreurs techniques, des médecins du football et des arbitres. Avec une voix chacun, comme les clubs de D3, les Groupements d’Intérêt ont droit de vote.

 

 

Sam Sam / Afriknews//


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VOYAGE ...
Technologie : le plus grand pont ferroviaire en arc du monde construit en Chine

Afriknews-Lundi 10 décembre 2018- Lundi matin, avec l'installation du grand pont au-dessus de la rivière Nujiang dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les constructeurs chinois ont construit le plus long pont ferroviaire en arc du monde.

 

L'ouvrage mesure 1.024 mètres de long et près de 25 mètres de large. Avec une travée unique de 490 mètres, il permet à quatre trains d'y stationner en même temps, a précisé Yu Changbin, directeur du projet de la China Railway Construction Corporation.

 

"Comme le pont se situe dans la gorge du plateau Yunnan-Guizhou, affecté par une ceinture sismique de haute intensité, sa largeur et sa capacité portante sont beaucoup plus importantes que les ponts ferroviaires ordinaires", a expliqué M. Yu. "Il n'existe aucun précédent de construction d'un tel pont."

 

Pour accomplir le pont, les constructeurs ont dû assembler 800.000 boulons et 922 poteaux en acier de différents modèles, pesant chacun 100 tonnes, à environ 230 mètres au-dessus de la rivière du Nujiang.

 

Le pont est un projet clé de la voie de chemin de fer de 220 km Dali-Ruili, qui est une section importante du couloir ferroviaire international Chine-Myanmar reliant Kunming, capitale de la province du Yunnan, à Yangon, capitale du Myanmar.

 

Après la mise en service du chemin de fer Dali-Ruili, le temps de voyage entre les deux villes passera de six à deux heures.

Source Xinhua / Afriknews//


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Côte d’Ivoire / Reforme de la CEI : changements d’hommes ou remise à plat de toute la machine ?

Afriknews-mardi 22 janvier 2019-Des pourparlers pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de la présidentielle de 2020 ont débuté ce lundi 21 janvier à la primature en présence du premier ministre. Après une organisation mitigée des élections locales de 2018 par cette instance, qui ravive  la tension politique, pouvoir et opposition sont parvenus à une prise de contact pour plancher sur sa reforme. Changements d’hommes, comme semble le vouloir le gouvernement ou bien une remise à plat de toute la machine, comme le demandent beaucoup de partis d’opposition ? Les discussions s’annoncent houleuses.

 

 

Côté opposition, on notait la présence du Pr Georges-Armand Ouegnin de la plateforme EDS dont le référent politique est le Président Laurent Gbagbo, du Pr Maurice Kacou Guikahué du PDCI-RDA, du Pr Bamba Moriferé du Rpci, de Pascal Affi N’guessan du FPI officiel, de Danielle Boni Claverie de l’URD, d’Henriette Lagou du Rpci-paix, de Kabran Appiah, etc…

 

Notons qu’en novembre 2016, le pays avait été épinglé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a estimé, dans un arrêt, que la CEI ivoirienne n’était ni indépendante ni impartiale.

 

A cette première rencontre, les participants espèrent voir le processus tenir compte de leurs   attentes.

 

« Nous espérons que toutes les questions liées aux élections seront abordées, depuis le recensement des électeurs jusqu’à la proclamation définitive des résultats des différentes élections, en nous penchant particulièrement sur la situation de toutes les institutions impliquées dans ce processus », a déclaré Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.  

 

En reponse aux  préoccupions, le pouvoir estime que l’actuelle CEI, créée en 2001, a fait l’objet de discussions et d’un consensus en 2013 et 2014. Et donc, « On ne peut pas faire fi de ce consensus », selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

« Une fois que l’on se sera mis d’accord sur la structure, au niveau donc des hommes qui représentent les différentes sensibilités politiques, c’est à ce niveau-là qu'il pourrait y avoir quelques changements ici ou là, mais la structure elle-même de la CEI est, aujourd’hui, une structure qui permet donc d’avoir la représentation de l’ensemble des forces politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité dans notre pays », a-t-il projeté.

 

 

Quoi qu’il en soit, les partis ont deux semaines pour rendre leurs contributions. La société civile sera, quant à elle, reçue jeudi 24 janvier par le gouvernement.

 

Mais des partis de l’opposition clament déjà leur exclusion à ces discussions. Il s’agit de la partie en fronde du FPI dirigé par Simone Gbagbo, Alors que les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble s’attendaient à des discussions inclusives sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante(CEI), l’UPCI de Brahima Soro et le PIT Daniel AKA Ahizi et LIDER de Mamadou Koulibaly. Pour le cas du dernier parti cité, Monique Gbekia, la Présidente, affirme avoir été conviée formellement par le ministère de l’intérieur,   mais stoppée à la guérite de la primature, « sous le prétexte que LIDER ne figurait pas sur la liste ».

 

DJEK KODJO /Afriknews//


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MONDE : AFRIQUE & INTER

Côte d’Ivoire / Tiébissou : 3.4 km de bitume dans la ville dans six mois

Afriknews-Samedi 29 Août 2020- Le rêve tant caressé des populations de Tiébissou depuis des années d’avoir quelques rues de la ville recouvertes de bitume sera enfin une réalité. Le coup de pioche du revêtement des voies intérieures de la ville a été donné ce mercredi 26 août 2020 par le ministre Amedé Kouakou de l’équipement et de l’entretien routier en présence d’autorités préfectorales, politiques, religieuses et coutumières. Le projet vise à réaliser 10km de route. Mais pour le moment, la ville chère au maire Germain N’dri va se contenter d’environ 3.4 km. La livraison est prévue dans six (6) mois, délai des travaux.

Côte d’Ivoire / Gestion forestière : les propriétaires terriens de Tiébissou à l’école du nouveau code forestier

Afriknews-Vendredi 11 septembre 2020-Dans le cadre du projet de renforcement des capacités des acteurs non étatiques à améliorer les processus APV_FLEGT et REDD en Afrique de l’ouest, les propriétaires terriens et chefs de villages de Akoi-N’Dénou et de Yadibikro du département de Tiébis...

Côte d’Ivoire / Grogro : Un fils de la Diaspora offre un foyer polyvalent aux jeunes

Afriknews-Mardi 15 septembre 2020-Les jeunes de Grogro, village d'environ 1500 âmes situé à 25 km de Tiebissou (centre) retrouvent leur foyer tombé en ruine depuis une décennie. Et ce, grâce à un homme providentiel Yao Euloge, fils du village résident en Espagne. D’un coût de 50 millions ...

Côte d’Ivoire / Maltraitance des animaux au Zoo d’Abidjan : le soignant lanceur d’alerte viré

Afriknews-Mardi 8 septembre 2020- Le Zoo d’Abidjan est sous l’actualité d’un scandale relatif à la maltraitance de ses pensionnaires. Il ressort clairement dans un reportage attribué à Radio France Internationale ( Rfi), suite au décès de Sam, l’un des 11 chimpanzés du zoo d’Abidjan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ARBRE A PALABRE ...
Cedeao /Monnaie unique ( eco) : rapport de force en perspective entre la Côte d’Ivoire et le géant Nigeria

Afriknews-Dimanche 14 juillet 2019- Le sommet d’Abuja des chefs d’Etats et de gouvernements de la communauté économique d’Afrique de l’ouest ( Cedeao ), le 29 juin 2019, relativement à l’adoption de la monnaie unique, l’ « eco », a arrêté pour cette future monnaie un taux de change flexible vis-à-vis d'un panier de devises. Mais, le vendredi 12 juillet à Abidjan, une apparence contradiction a été enregistrée au conclave des États membres de l'union économique et monétaire ouest africain ( Uemoa ), essentiellement de la zone franc. En effet, le président Alassane Ouattara a remis sur la table de discussion le taux de change de l’eco, qu’il souhaite voir arrimé à l’euro. Si sa proposition peut avoir l’adhésion de ses pairs de l’Uemoa,  c’est évident qu’elle représente une pilule amère que ne voudra pas avaler les autres Etats qui ne partagent pas le Franc Cfa en commun. Ce qui laisse présager d’un rapport de force entre la zone Uemoa avec pour locomotive la Côte d’ivoire et le géant Nigeria et les autres pays opposés à l’idée de l’eco arrimée à l’euro, notamment le Ghana et la Guinée.

  

 

Pendant que tout semble avoir été bouclé, le président Alassane Ouattara a actualisé le débat sur le taux de change de cette monnaie à ce sommet de l’Uemoa à Abidjan. En effet, l’ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international ( Fmi) a plaidé pour un taux de change fixe de l’eco avec l'euro.  

 

Ce plaidoyer du président ivoirien montre bien que le débat entre taux de change fixe et taux de change flexible pour la future monnaie commune à la Cédéao n'est pas encore réglé. Alassane Ouattara est convaincu que le taux de change fixe entre l’euro et le Cfa a fait ses preuves en protégeant, au fil du temps, la zone UEMOA et par conséquent les consommateurs, de l'inflation. « Il faut que cela soit maintenu », plaide-t-il.

 

En effet, il est acquis que cette future monnaie commune rentrera en vigueur dès l'an prochain avec les pays qui sont prêts, ceux qui respectent le mieux les critères de convergence. parmi eux des taux d’inflation annuels en dessous de 10% dans un premier temps, 5% pour objectif dans un deuxième temps, un déficit de 3%, une dette en dessous de 70% du PIB, enfin, tous les Etats devront avoir des réserves suffisantes d’au moins trois mois d’importation.

 

Il se trouve que c'est la zone CFA qui converge le mieux. Alors, Alassane Ouattara, farouche défenseur de la parité avec l’euro,  entend mettre à profit cet avantage qu'auront alors les précurseurs pour plaider en faveur d'un taux de change fixe.

 

Donc, on commencera avec l'UEMOA et l'on pourrait, si les chefs d'État le décident, voir le CFA rebaptisé « eco », en attendant de l'élargir aux autres pays de la Cédéao, dans un deuxième temps.

C'est un rapport de force entre d'un côté l'UEMOA et la Cédéao qui se dessine. Reste à savoir encore ce qu'en penseront les Nigérians, incontournables dans les questions monétaires d'Afrique de l'Ouest, qui comptent pour  plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. En outre, le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB. S’ajoute le Ghana, l’une des puissance économique de la communauté Cedeao, opposée également à cette idée d’arrimage de l’eco avec l’euro.

Martiale Digbeu / Afriknews//


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INTERVIEW ...
Condamnation de Mangoua Jacques / Me N'dry Claver contredit le Procureur Koné Braman : « Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de missio

Afriknews-Jeudi 10 octobre 2019-Me N'dry Claver est l’un des trois Avocats, qui ont défendu Monsieur Mangoua Jacques, le président du Conseil régional du Gbêkê, jugé et condamné le jeudi 3 octobre 2019 à Bouaké à 5 ans de prison ferme, 5 ans de privation de ses droits, et 5 millions d’amende selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Battant en brèche l’argument du Procureur selon lequel les avocats de Mangoua Jacques se sont fondés sur le témoignage du Chargé de mission, lui-même condamné pour propos mensongers, Me N'dry Claver met en crise cette thèse. Non sans indiquer que la déclaration d'appel a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

 

 

 

Question : Bonjour Maître N'DRY CLAVER. L'affaire Ministère Public contre Mangoua Koffi Jacques défraie la chronique en Côte d'Ivoire. Il vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme et 5 millions d'amende. Est-ce que vous pouvez nous expliquer dans les détails les faits de cette affaire ?

 

Réponse: Je voudrais vous remercier pour votre souci de recherche de la vérité. Les faits tels que débattus à l'audience nous donnent ceci. Monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES, président du conseil régional de Bouaké est appelé le samedi 21 Septembre 2019 par son cadet Mangoua Ervé. Ce dernier lui donne l'information selon laquelle le vigile qui travaille avec monsieur MANGOUA Jacques depuis une vingtaine d'années a découvert dans une niche de la résidence de son employeur des sachets qui contenaient des munitions et des machettes. Monsieur MANGOUA appelle immédiatement le Préfet puis ensuite le commandant de Brigade de Bodokro pour leur donner cette information. Il leur demande de faire constater ces objets. Ce qui est fait.
Le lundi 23 Septembre 2019, le Procureur de Bouaké appelle monsieur MANGOUA pour lui dire que compte tenu de ce qui s'est passé à sa résidence à savoir la découverte des munitions, il trouve important de faire une perquisition à sa résidence pour la manifestation de la vérité judiciaire et pour situer les responsabilités. Je tiens à préciser que tous ces faits se passent alors que Monsieur MANGOUA Jacques est à Abidjan et que depuis Avril 2019 il n'a pas mis les pieds à Nguessankro où se trouve cette résidence dans laquelle les objets ont été découverts. C'est un élément important dans le dossier qui n'a jamais été contesté. Cette position géographique de monsieur Mangoua par rapport au lieu de découverte des munitions.
Pour poursuivre, notre client ne trouve aucun inconvénient. Il dit même au Procureur qu'il ne se reproche rien et que la perquisition peut se faire.
Cette perquisition infructueuse a lieu le mardi 24 Septembre 2019.
Monsieur MANGOUA qui a déposé une plainte auprès du Procureur de Bouaké est invité à venir faire son audition. Notre client se déplace en cette qualité de plaignant victime et arrive à Bouaké. Il lui est demandé en ce lieu s'il souhaitait se faire assister par un avocat. La suite vous la connaissez. Monsieur MANGOUA est gardé à vue pour les nécessités de l'enquête. Il est après déféré au Parquet. Le Procureur décide de le faire comparaitre devant le tribunal pour qu'il soit jugé selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Le 03 Octobre 2019, monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES est reconnu coupable et est condamné à 5 ans de prison ferme avec 5 millions d'amende.

 

Question: Maître, nous avons du mal à comprendre avec les faits que vous venez de présenter comment le tribunal a condamné monsieur MANGOUA Jacques ?

Réponse: C'est une question ?

Question: Oui expliquez nous comment le Tribunal a pu condamner monsieur MANGOUA sur la base de ces faits ?

Réponse : Je suis un avocat. Je ne suis pas le juge. Moi je peux vous expliquer comment j'ai défendu mon client. C'est le tribunal qui pourra justifier sa décision. Pour l'heure, nous n'avons pas la décision motivée. Lorsque nous l'aurons, nous saurons les motivations des juges. À l'instant où je vous parle, je suis au même niveau d'information que vous sur cette question. Je ne sais pas les motivations c'est-à-dire dire l'ensemble des raisons de faits et de droit sur le fondement desquelles le tribunal devrait justifier la légalité de toute décision qu'il prononce. Nous sommes dans l'attente.

Question: Le Procureur a fait une conférence de presse selon une information donnée par le confrère Koaci, il aurait affirmé que "les avocats ont contourné le droit "? Quel commentaire une telle affirmation suscite en vous ?

Réponse : Je pense que ce procès a été très suivi à Bouaké et dans toute la Côte d'Ivoire. Chacun est assez intelligent pour se faire une opinion sur cette affaire. Vous savez il y a une population qui a atteint une maturité pour comprendre elle-même ce qui se passe. Je ne commenterai pas cette affirmation supposée du procureur de Bouaké.

Question: Maître est-ce que vous allez faire appel de cette décision ?

Réponse : Sachez-le. La déclaration d'appel des avocats de monsieur Mangoua a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

Question: Maître, avez-vous confiance en la justice avec ce que vous nous avez précédemment décrit et la décision rendue ?

Réponse : Dans un pays, si les citoyens n'ont pas confiance en leur justice, c'est que nous ne sommes plus dans une société. C'est la jungle. Nous devons malgré tout avoir confiance en la justice. Nous irons devant la Cour d'appel de Bouaké pour présenter nos arguments. Nous dirons aux juges de la Cour d'appel ce pourquoi nous estimons que la décision devrait être revue. C'est d'ailleurs tout le sens des recours contre les décisions de justice.

Question: La procédure en appel est prévue pour quelle date ?

Réponse : Une fois que la Cour d'appel va recevoir le dossier du tribunal avec la décision rédigée et les notes de l'audience, la date de l'audience sera communiquée.

Question: Est-ce que ce ne sera pas long ?

Réponse : Je ne sais pas. La programmation des audiences ne relève pas des avocats. Mais je peux seulement me dire que ce ne sera pas long parce la procédure d'urgence c'est à dire le flagrant délit a été utilisée pour juger monsieur MANGOUA. S'il fait un recours à son tour, je pense que sa cause devrait être entendue rapidement. Tout cela fait partie du respect des principes du procès équitable. Mais encore une fois, ce ne sont pas les avocats qui décident des dates d'audience dans de pareils cas.

Question: Maitre quelle a été votre ligne de défense dans cette affaire ?

Réponse: Simplement que monsieur MANGOUA ne pouvait pas être condamné pour le délit de détention illégale de munitions au regard des faits et des circonstances de l'espèce. Parce que monsieur MANGOUA n'a pas mis les pieds à Nguessankro depuis Avril 2019. Or, c'est en ce lieu que les munitions ont été découvertes. Il ne pouvait donc pas être l'auteur matériel du dépôt des munitions. Ce n'est pas possible. Nous avons montré aussi que c'est monsieur MANGOUA Jacques qui a informé lui-même le Préfet puis le commandant de la Brigade de Bodokro pour aller constater ces objets déposés dans une niche de sa résidence. Comment vous pouvez comprendre ça s'il voulait détenir des munitions illégales. Mais mieux, les objets illégaux étaient déposés dehors pour une résidence qui contient Douze chambres. Monsieur MANGOUA ne pouvait-il pas cacher ces munitions dans l'une d'entre elles ? J'ai dit au tribunal que notre dossier n'a pas produit un rapport psychologique nous révélant que monsieur MANGOUA était devenu fou. Parce que pour vouloir détenir des munitions illégales et se comporter comme monsieur MANGOUA l'a fait, il faudrait avoir sa raison en vacance. Voici ce que nous avons déclaré devant les juges.

Question: Maître tous les jours, les gens sont condamnés pour des faits de détention illégale d'arme ou de munitions. Quelle est la spécificité du cas Mangoua ?

Réponse: Selon nous cette spécificité réside dans l'appel téléphonique de monsieur MANGOUA au Préfet et au commandant de la brigade de Bodokro pour leur dénoncer la présence de munitions découvertes dans sa résidence. Les autres personnes qu'on condamne pour cette même infraction n'ont certainement pas eu le même comportement que Monsieur MANGOUA.

Question: Le Procureur a affirmé que c'est le frère cadet de votre client qui a appelé la gendarmerie avant d'informer monsieur MANGOUA (nous sommes interrompus par maître N'DRY CLAVER)

Réponse : Monsieur je vous en prie arrêtez moi cette question. L'audience du Jeudi 03 octobre 2019 était publique. Il faut arrêter. Je prends à témoin les trois juges qui ont siégé. Je prends à témoin le greffier audiencier. Je prends à témoin mes confrères qui étaient dans la salle. Je prends à témoin le public venu nombreux pour suivre cette audience. La question a été posée au frère cadet de monsieur Mangoua. À quel moment est-ce que vous avez appelé votre frère. Il a dit ceci: Quand monsieur Kouakou Yao Laurent lui a montré les munitions dans les sachets, il a appelé immédiatement son frère qui était d'abord en réunion. Ils se sont rappelés juste après. Et c'est monsieur MANGOUA qui a appelé le Préfet puis le commandant de brigade de Bodokro. C'est ce récit que nous avons tous entendu à l'audience publique. Le frère de monsieur Mangoua n'a jamais dit qu'il avait appelé le commandant de brigade avant d'avoir appelé son frère. Le procureur n'a pas le droit en dehors de tout autre élément de preuve de dire autre chose que ce que les témoins ont dit. Cela ne se fait pas. Nous avons aujourd'hui des moyens scientifiques pour tout savoir. Je l'ai dit à l'audience. Le procureur a le pouvoir de faire une réquisition auprès des sociétés de téléphonie. Il connaît les numéros de téléphone de monsieur Mangoua et celui de son frère. Il connaît celui du commandant de la brigade de Bodokro. Quand on appelle il y a les heures d'appel et la durée de chaque appel. Pourquoi le procureur ne fait pas cette réquisition et il dit autre chose que ce que le témoin a dit à la barre du tribunal devant le monde entier. Les notes de l'audience ont consigné ces propos du frère de monsieur Mangoua. Arrêtons s'il vous plaît. L'audience était publique. Arrêtons. Nous attendons la motivation des juges pour savoir ce que les juges vont retenir. Ce sont eux qui doivent nous départager. Je vous le répète. Le frère de monsieur Mangoua a dit qu'il a appelé son frère avant tout. Si le Procureur doit construire un autre récit, il doit le faire sur le fondement de la réquisition des opérateurs de téléphonie cellulaire. Nos opinions ne constituent pas les faits en matière pénale. Attachons nous aux faits. Nous n'avons pas le droit de dénaturer les informations données à la barre. Monsieur je vous dis que les Ivoiriens sont matures. Il y a des choses qui ne passent plus.

Question: Maître quelle a pu être la conséquence de la condamnation du chargé de mission de monsieur Mangoua sur la décision de condamnation de son employeur ?

Réponse: Les deux affaires ne sont pas liées. Vous avez monsieur MANGOUA qui est poursuivi pour détention illégale de munitions. L'autre est poursuivi pour divulgation de fausses informations. Dans la rigueur juridique, il n'y a aucun rapport. Je tiens à vous dire d'ailleurs que nous n'avons cité à aucun moment le chargé de mission de monsieur Mangoua pour étayer nos différentes plaidoiries. Pour vous dire que nous nous sommes attachés aux faits contenus dans les procès-verbaux d'enquête. Nous nous sommes attachés aux déclarations faites à la barre du tribunal par les témoins des faits. J'ai dit à l'audience que lorsque les citoyens risquent leur liberté, il n'y a pas de place pour le jeu. Nous n'avons jamais cité le chargé de mission de monsieur Mangoua. Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de mission de monsieur Mangoua. Je ne parlerai pas de mensonge. Je dirai que ce n'est pas vrai. Je vous répète l'audience était publique.

Question: Maître de nombreuses analyses politiques parlent d'un complot pour le contrôle de la région du GBÊKÊ. Il s' agirait de constater après cette condamnation la vacance de la présidence du conseil régional de Bouaké et de désigner un conseiller favorable au RHDP. Un peu comme ce qui s'est passé avec monsieur Billon. Quel est votre point de vue ?

Réponse: Vous avez parlé d'analyse politique. Moi je suis un avocat. Je m'attache aux faits dans le prétoire. Je laisse aux hommes politiques leurs analyses. J'aime la force de la loi. Quels sont les éléments constitutifs des infractions ? Les faits doivent tomber sous le coup de la loi. Voici mon cadre de travail en tant que pénaliste. Je ne veux pas mélanger les choses. On ne vient pas au palais de justice avec son habit de militant de parti politique. On ne me donne pas d'instructions contraires au droit pour que je les prolonge au palais. Sinon je deviendrai un monstre au cœur de l'appareil judiciaire. Et je serai dangereux pour la paix sociale. Quand je revêts ma robe d'avocat, c'est la loi seule qui me guide. C'est pour sa défense que j'ai prêté mon serment. On ne fait pas la politique au palais de justice. On ne devrait pas faire la politique au palais de justice pour être plus précis. Je ne commenterai pas ces analyses politiques. Je suis un avocat. Je ne me suis pas trompé de profession.

 

In le TEMPS / Titrailles Afriknews//


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REPORTAGE ...
Côte d’Ivoire : Olheol-ci industries (ex Trituraf) vers une liquidation

Afriknews-jeudi 31 janvier 2019-Pour une dette de 300 millions de Francs Cfa contractée  en 2009 auprès d’une banque ivoirienne, non soldée, l’usine Olhéol ( Ex Trituraf) de Bouaké est au bord de la liquidation. Elle est même à l’arrêt. Des rumeurs persistantes ont circulé dans la capitale du centre annonçant même sa mise en vente aux enchères par le bailleur pour se rembourser.

 

En effet, il se raconte que le partenaire financier, qui attend impatiemment le remboursement de son crédit, aurait vendu l’usine à des Libanais. Et que ces nouveaux propriétaires étaient dans les locaux de l’usine  le lundi 28 janvier 2019 à 18h pour une visite d’évaluation. ‘‘C’est une fausse nouvelle’’, dément monsieur Koné Zanga, chargé de la restructuration à la direction de l’entreprise.

Toutefois, monsieur Koné Zanga reconnaît que l’usine traverse un grave crise, qui l’a empêchée de respecter ses engagements vis-à-vis du bailleur en question. Et de justifier que c’est la conséquence de détournement de matière première vers d’autres cieux.

« Ce n’est pas de la mauvaise foi de notre part. Mais comment pouvons-nous fonctionner si la matière première est acheminée vers d’autres pays ? »,  S’interroge-t-il, avant de poursuivre pour dire que la direction a confiance en son investissement et lutte pour sortir du coma.

« Il y a des procédures judiciaires encore en cours qui suspendent toute vente  matérielle de l’usine. Donc il n’y a aucune raison de se précipiter pour quoi que ce soit. L’usine est là, elle ne fuit pas. Pourquoi on ne veut pas patienter. On était tous attendu ce matin à la justice, mais les partenaires financiers ne sont pas venus », a-t-il fait remarquer.

A l’en croire, la résolution de problème se fera à l’amiable, et ne peut en aucun cas, débouchée sur une liquidation. « Comment veulent-ils vendre puisque l’investissement est de 16 milliards alors qu’on leur doit seulement 300 millions de frs Cfa ? C’est pour  toutes ces questions que nous nous retrouvons en justice pour une solution paisible. Nous sommes donc étonnés. Et à la limite, nous disons que nous sommes encore au stade du tribunal et non à la liquidation des biens de l’unité de production », monsieur Koné Zanza a déclaré.

Si cela paraît simple à apprécier par la direction, ce n’est pas la quiétude chez les employés, qui cumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire,  et  des licenciés qui réclament plusieurs millions de francs Cfa de droits.

Aussi, ont-ils manifesté devant l’entreprise le mardi 29 janvier pour réclamer leurs dus, avant que le pire n’arrive. «  Aujourd’hui nous sommes attroupés ici parce que nous revendiquons notre droit. Cela fait désormais 30 mois que nous ne sommes  plus en activités. Bien évidemment, nos employeurs nous doivent plusieurs mois de droits et la valorisation de certains droits », a situé Bamba Dramane, leader syndical.

 

Non sans indiquer que des sources concordantes affirment  «  qu’un partenaire financier veut vendre aux enchères l’unité de production pour un crédit de 300 millions de Franc Cfa ». Puis, ils ont émis le vœu d’être associés aux échanges, « afin que nos droits qui s’évaluent à 1,3 milliards de francs Cfa et nos arriérés de salaires qui font un total de 380 millions de francs Cfa soient obtenus ».

Dans cette nébuleuse, il est constaté au moins une convergence entre  la direction et les employés, qui plaident tous pour le règlement à l’amiable qui ne leur soit pas préjudiciable. Ou du moins, si l’usine doit être cédée, les employés souhaitent se constituer en partie prenante  dans les discussions.

Faut-il rappeler, qu’Olhéol-ci est une unité industrielle, qui transforme essentiellement les grains de coton en produit oléagineux. Olhéol, ou ex Trituraf, a longtemps contribué à l’essor de l’industrialisation dans la capitale du centre. Mais l’entreprise a  entamé sa léthargie en marge de la crise militaro-civile de 2002 qui a secouée le pays. Malgré les efforts de redressement  engagés par les nouveaux acquéreurs, la descente aux enfers continue. Elle est pourvoyeuse de plus 500 emplois directs et indirects.

Tuo Tchang / Afriknews//


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