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NOTRE EDITORIAL ...
CEDEOA : Bonjour l’Eco ou adieu au Franc CFA ?

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Les chefs d'Etats et de gouvernements des 15 pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest ( Cedeao), qui se sont réunis samedi 29 juin 2019 à Abuja, ont adopté formellement le nom d'"Eco" pour le projet de monnaie unique en Afrique de l'Ouest dont ils souhaitent la création dès 2020.  L’adoption de l’ « Eco » est-il synonyme de la fin du Franc Cfa. Les spécialistes, notamment Christophe Dansette répondent par la négative dans une de ses apparitions sur France 24. Argumentation.

 

L’« Eco », facile à prononcer en Anglais comme en Français, parce que concerne les Etats anglophones et francophones, est un serpent de mer.  Ce n’est pas une idée qui date d’aujourd’hui. Elle remonte à la création de la CEDEAO en 1975. Et dès le début, les pères fondateurs se sont donnés pour objectifs de créer une monnaie unique. On a même parlé à plusieurs reprises d’un lancement, notamment en 1983. Mais à chaque fois, c’est repoussé.

 

Un grand pas vient d’être franchi certes, mais des interrogations existent, dans une organisation où huit pays francophones utilisent en majorité le Franc Cfa, crée depuis 1945, et  sept, des monnaies singulières. Et puis il y a des détails très techniques, mais aussi très politiques à régler.

 

Quel symbole ? Quelle figure sur les pièces, sur les billets ? Dans quelles imprimeries ? Quant on sait qu’aujourd’hui, le Franc Cfa est édité à Vic-le-Comte, c'est-à-dire en France.

Tout d’abord, il va falloir en déterminer la valeur. Alors les ministres de finances se sont mis d’accord sur le principe d’une parité flottante en fonction de l’inflation. Et donc pas de fixer en parité d’autres monnaies. Donc pas d’arrimage au Dollar,  à l’Euro, ou  autres.

 

Le modèle de la banque centrale devra être fédéral. Ces Etats devraient respecter un certain nombre de critères de convergence, parmi eux des taux d’inflation annuels en dessous de 10% dans un premier temps, 5% pour objectif dans un deuxième temps, un déficit de 3%, une dette en dessous de 70% du PIB, enfin, tous les Etats devront avoir des réserves suffisantes d’au moins trois mois d’importation.

 

C’est là que les choses se compliquent, parce que des disparités importantes existent entre eux. Un exemple d’inflation. On voit des écarts importants entre les pays de la Zone Franc ou les prix évoluent assez peu ( 0,8% en 2018), et les pays anglophones ( Le Nigeria, le Ghana) où l’inflation dépasse pour certains les 10%. Donc ils connaissent une pression inflationniste trop forte. Les pays vont devoir mettre en place des programmes  ambitieux de convergence pour atteindre les objectifs.

 

Un autre souci est à régler également. Comment gérer le leadership du Nigeria qui a longtemps hésité avant d’adhérer à l’idée de cette monnaie unique, et qui compte plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. Le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB.

 

Un autre souci est à régler également. Comment gérer le leadership du Nigeria qui a longtemps hésité avant d’adhérer à l’idée de cette monnaie unique, et qui compte plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. Le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB.

 

Ensuite, il y a le président Alassane Ouattara, farouche défenseur de la parité avec l’euro, qui  entend lutter pour la parité de l’eco avec la monnaie européenne. Un avant gout a été donné au sommet l'UEMOA du vendredi le 12 juillet 2019, où il a plaidé pour une parité fixe avec l’euro. L’ex fonctionnaire du fonds monétaire international (fmi)  propose aux chefs d'État de la zone franc de rebaptiser le CFA en « eco » dans un premier temps,  en attendant de l'élargir aux autres pays de la Cédéao, dans un deuxième temps.

 

Très décrié en ce moment, et accusé d’être un héritage de la colonisation française, le franc Cfa ne disparaitra pas pour autant. Parce que les pays d’Afrique centrale comme le Cameroun, le Gabon,  qui utilisent le franc Cfa dans la zone Cemac, ne sont pas concernés. Donc pour eux, rien ne va changer, ils continueront toujours à utiliser le franc Cfa, tout comme les Comores qui utilisent une troisième variante du franc Cfa.

 

Afriknews/ Afriknews// 

 



PENSEE DU JOUR
Blaise Pascal : une réflexion sur Dieu, la mort et les passions

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à l’étude des fluides et clarifie les concepts de pression et de vide en étendant le travail de Torricelli. Il est l'auteur de textes importants sur la méthode scientifique.

À 19 ans3,4, il invente la première machine à calculer5,6 et après trois ans de développement et cinquante prototypes, il la présente à ses contemporains en la dédiant au chancelier Séguier7. Dénommée machine d’arithmétique, puis roue pascaline et enfin pascaline, il en construisit une vingtaine d'exemplaires dans la décennie suivante8.

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs. Tout d’abord, il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il développe en 1654 une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.

Après une expérience mystique qu'il éprouve en novembre 16549,10, il se consacre à la réflexion philosophique et religieuse, sans toutefois renoncer aux travaux scientifiques. Il écrit pendant cette période Les Provinciales et les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, alors qu’il a été longtemps malade.

 

Qu’est ce que l’homme selon Pascal ?

A cette question, Pascal apporte, tout d’abord, une réponse psychologique : il place l’homme en face de lui-même et fait un constat de vide et de vacuité. C’est la célèbre thèse du roseau pensant.

– C’est l’inconsistance qui domine dans l’humaine nature.

– Parlons donc de vanité, au sens étymologique de ce terme (latin vanitas, vide), comme caractère de ce qui est creux et inconsistant.

– La vanité est encrée dans le cœur de l’homme : le moi est haïssable.

Voué au vide et à la vacuité, l’homme goûte non seulement les plaisirs de la vanité (chacun veut avoir ses admirateurs…), mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maitresse d’illusion et d’erreur :

– L’imagination désigne une puissance qui interdit à l’homme l’accès au vrai et déforme la réalité en grossissant les petites choses et en amoindrissant les grandes.

–  Ainsi sont grossis, par exemple, les illusions et petits objets de l’amour-propre, compris, au sens ancien et péjoratif du terme, comme amour de soi et égoïsme.

En quoi consiste l’amour-propre ? A « n’aimer que soi et […] ne considérer que soi »

Le divertissement selon Pascal : La lutte de l’homme contre sa misère métaphysique

Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi : il refuse de prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein repos, sans occupations ni affaires.

Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre néant : le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité.

– Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous interdit la réflexion.

La foi et l’ordre du cœur :

Mais la réponse à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? » relève aussi de la religion.

– « Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ».

– Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère inconsistante qui est sienne et connaître la félicité.

Que désigne la foi ?

– Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant Dieu sans intermédiaires.

Nous connaissons la vérité non seulement par la raison (la connaissance discursive, allant à l’universel) mais aussi par le cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le coeur a des raisons que les raison ne point.

Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement pour atteindre la sphère de la foi et du divin ?

– Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

– Si l’on gagne, on gagne tout (la félicité éternelle).

– Si l’on perd, on ne perd rien (une existence misérable, finie et précaire).

– Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable : l’homme a tout intérêt à parier pour la religion chrétienne.

Pascal et l’art de persuader :

Il s’agissait, pour Pascal, de persuader les incroyants et de les mener à Dieu. Tel était le dessein des Pensées.

– Or, pour ce faire, Pascal a mis en œuvre une rhétorique dont il faut dire un mot (un peu plus loin).

– Ainsi a-t-il distingué l’art de convaincre, c’est-à-dire d’obtenir l’adhésion de l’esprit à l’aide de preuves rationnelles(en démontrant rationnellement la vérité d’une proposition, en influençant l’intelligence), et celui de persuader, qui consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

– Agréer, c’est plaire et intéresser, en recherchant une correspondance entre l’esprit de celui à qui l’on parler et l’expression dont on se sert.

La rhétorique et l’argumentation pascaliennes sont donc très subtiles. Elles ne négligent ni l’art de convaincre ni celui d’agréer. Elles unissent esprit de géométrie, c’est-à-dire raisonnement discursif, déductif et démonstratif, et esprit de finesse, défini comme intuition et discernement juste et immédiat d’éléments complexes.

– Pour conduire à Dieu l’incroyant, Pascal a édifié une rhétorique synthétique et perspicace.

Par son analyse du drame de l’existence humaine et sa subtile rhétorique destinée à nous conduire à Dieu, Pascal apparaît étonnamment moderne. C’est le langage de notre monde contemporaine qu’annoncent les Pensées.

Oeuvres de Blaise Pascal :

– Essai sur les coniques (1639)

– Préface pour un traité du vide (1647)

– Les Provinciales (1656-1657)

– De l’esprit de géométrie (posthume)

– Les brouillons qui constitueront les Pensées …

Quelques célèbres citations de Pascal

Pascal sur les passions :

– “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas”

– “L’imagination est maîtresse d’erreur et de fausseté”

– “Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien  d’autres”

Pascal et la subjectivité :

– “L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant

– “L’homme est un point perdu entre deux infinis”

– “Deux excès : Exclure la raison, n’admettre que la raison”

– “La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent”

– “Le moi est haïssable

– “L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête”

– “Que le coeur de l’homme est creux et plein d’ordure !”

– “Tous les hommes cherchent à être heureux, jusqu’à ceux qui se brûlent la cervelle”

Pascal et le divertissement :

– “Divertissement. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser”

– “Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher”

– “Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre”

– “Le monde est si inquiet qu’on ne pense jamais à l’instant présent, mais à celui où l’on vivra. De sorte qu’on est toujours en état de vivre à l’avenir et jamais de vivre maintenant”

Pascal et l’amitié :

– “Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le  monde”

– “La curiosité n’est que vanité le plus souvent ; on ne veut savoir que pour en parler”

Pascal et Dieu :

– “Qu’il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer !”

– “C’est le coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au coeur, non à la raison”

 

 

CONTRIBUTIONS
Rwanda, forcer le respect plutôt que de faire pitié

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Avec une croissance de 7,5 % par an, le Rwanda fait figure de virtuose économique en Afrique. Le modèle impulsé par le président Paul Kagamé veut placer le pays au cœur de l’innovation. Un choix plutôt payant pour ce pays enclavé aux confins de plusieurs collines dans une Afrique où les Chefs d’Etats attendent toujours des plans miracles de performance économique des tuteurs  néocoloniaux.

 

Le Rwanda surfe sur la vague de la modernisation depuis bientôt vingt ans, comme l’explique An Ansoms, spécialiste de l’économie rwandaise à l’université catholique de Louvain, en Belgique, interrogée par France 24. "Après la phase de reconstruction entamée au lendemain du génocide, le gouvernement s’est focalisé à partir de l’année 2000 sur la création d’un pays exemplaire. À cette période, les documents officiels évoquaient déjà la volonté de développer une économie autour d’un 'hub technologique trilingue au Rwanda'", se remémore l’économiste.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques font pâlir d’envie ses africains. Ils comblent ses bailleurs de fonds, qui financent 40 % du budget du pays et qui n’hésitent pas à évoquer le "miracle africain". La Banque mondiale affiche une augmentation moyenne du PIB annuel du Rwanda de 7,5 % et le FMI prévoit une croissance de 7,8 % en 2019.

 

Pour les investisseurs étrangers, le pays compte plusieurs atouts : une stabilité politique liée aux réélections de Paul Kagamé,  un indice de corruption relativement bas – 4e pays du continent dans le classement de Transparency International – et un taux de scolarisation de 98 %, selon l’Unicef.

Afriknews/ Afriknews//

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Côte d’Ivoire : Allou Eugène, Alcide Djédjé et Kadet Bertin, face à une ‘‘ intifada’’ chez Gbagbo.

Afriknews-Dimanche 9 juin 2019-Il y a des noms de cadres et personnalités originaires de la région du Gôh ( centre-ouest) dont la simple évocation peut vous attirer des langueurs.  Nul n’ait besoin d’en faire un mystère. Il s’agit de Allou Wanyou Eugène ( ex Protocole de Laurent Gbagbo), de Alcide Djédjé ( ex ministre de Laurent Gbagbo) , deux membres fondateurs de Concorde ( Parti inféodé au Rdhp, formation politique au pouvoir), et Kadet Bertin ( Ex ministre de Laurent Gbagbo), tous considérés à tord ou à raison comme ‘‘des vendus, qui ont trahi le Fromager’’. Apparemment, une ‘‘intifada’’ est décrétée contre eux par les populations qui ne manquent aucune occasion, pour leur ‘‘jeter des pierres’’, les huer et humilier.  

 

 

A Ouragahio,  Sous-préfecture dont est originaire Laurent Gbagbo, dans le département de Gagnoa, dans la région du Gôh, le Député Abel Djohoré, pourtant bien adulé et apprécié de ses parents, s’est heurté à une fortifiée désapprobatrice, dans une tentative publique de les restaurer.  Dans le discours qu’il tenait le samedi 8 juin  2019 à l’occasion de la cérémonie d’investiture du nouveau maire Antoni Garou, élu sous la bannière indépendante, à l’évocation de leurs noms, le Député a aperçu se dresser face à lui un mur de l’auditoire, fait de bruissements, que seule la perspicacité du parlementaire, lui a permise de surmonter et de continuer sur sa lancée.   

 

« Je voudrais remercier le ministre Kadet Bertin, remercier le ministre Alcide Djédjé, remercier l’ambassadeur Allou Eugène. Je voudrais les remercier », a-t-il déclaré, avant de  saluer leurs engagements à la stabilité de Ouragahio et attachement aux valeurs républicaines.  

 

« Ailleurs, je dis bien ailleurs, dans d’autres régions, quand le FPI ( Front populaire ivoirien) était au pouvoir, les cadres ont créé des milices pour dresser les populations les unes contre les autres, et quant il y a eu donc la situation de crise, nous savons ce qui s’est passé ailleurs, dans d’autres régions. Aujourd’hui ici, nous voulons leur rendre officiellement hommage »,  s’est-il difficilement fait entendre à cause des énormes sifflements et vacarmes, qui fusaient de la foule, preuve qu’elle  ne voulait rien savoir de ces trois cadres originaires de sa circonscription électorale ( Ouragahio-Bayota).      

 

Visiblement bien embarrassés, les concernés auraient voulu bien se passer de cet incident, un véritable camouflet, qui les classe parmi les indésirables de la région du Goh. Surtout que ladite cérémonie, placée sous le patronage du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, a enregistré la présence d’un témoin oculaire  de taille du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix ( RHDP), en l’occurrence le ministre des Sports, Daho Paulin.

 

A l’évidence, les populations ne se sont pas laissées entrainer par le tour magico-politique de l’Hon. Abel Djohoré, dans sa tentative de restaurer l’image de ces trois ex camarades de Laurent Gbagbo dans son fief. Peut-être, que c’est trop tôt pour espérer faire avaler la pilule à ces masses qui visiblement demeurent très remontées contre ces trois  pontes de l’ancien régime.

 

Faut-il rappeler que Laurent Gbagbo, ex Chef de l’Etat et son ex ministre Blé Goudé Charle, sont coincés respectivement  à Bruxelles et à la Haye sous le coup de restrictions de la Cour pénale internationale relativement aux poursuites de crimes contre l’humanité, malgré leur acquittement.  A noter que la crise postélectorale ivoirienne de 2011,  dont la communauté internationale accuse l’ancien régime d’être à la base a fait officiellement 3000 morts.    

 Martiale Digbeu / Afriknews//


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Enjeux économiques : Paul Kagamé invite les africains à compter moins sur l’Europe pour l’essor du continent.

Afriknews-Jeudi 20 décembre 2018- Le président Paul Kagamé du Rwanda, président en exercice de l’Union africaine (UA), en visite officielle de 48h à Abidjan ( Côte d’Ivoire ) depuis mercredi, a partagé sa vision de développement et d’indépendance économique du continent avec le monde des affaires ivoiriennes. Face au patronat ivoirien jeudi, en présence du vice-président ivoirien, Kablan Duncan,  le chef de l’Etat rwandais a invité les africains à faire face aux défis en se fondant sur leurs valeurs et leurs cultures.

 

 

Le président rwandais dans son adresse a exhorté les intellectuels africains à adapter leurs connaissances aux réalités locales pour « transformer » leur pays et le continent. Selon lui, c’est une aventure hasardeuse que de compter sur l’Europe pour asseoir son essor.  

 

 

A l’en croire, « si l’Afrique reste un fardeau pour l’Europe » et qu'il devient « trop lourd » en termes d’assistance au développement, elle pourrait « jeter par terre » le continent, en conseillant que les pays africains de changer de mentalité  et de copier seulement que les standards qui militent en leur évolution.

 

 

Paul Kagamé soutient que pour atteindre des niveaux remarquables d’industrialisation, il faut de la détermination et de l’énergie, tant sur le plan collectif que personnel. Toujours dans son plaidoyer, le président en exercice de l’UA appelle à transformer la situation de la communauté en refusant d’accepter la pauvreté et la misère. Non sans indiquer qu’il joue pleinement sa partition. « J’essaie de donner mon corps et mon âme pour prouver que l’Afrique peut faire la différence ».

   

 

Pour lutter contre la corruption, il a invite à la culture de la déclaration des biens, qui selon lui, un excellent moyen pour stopper cette gangrène. Il en veut pour preuve l’exemple de son pays où son patrimoine et celui de toutes les autorités dirigeantes sont connus de tous. Au Rwandais, du dirigeant au citoyen lambda la rigueur de la loi s’applique à tous, a-t-il fait remarquer.  

 

La recette de l’envolée économique spectaculaire de son pays sorti tout droit d’une guerre fratricide qui a fait plusieurs milliers de morts  a été partagée sur le plan du climat des affaires.  Le Rwanda où il fallait autrefois 90 jours pour créer une entreprise, aujourd'hui, les opérateurs économiques ont la possibilité de créer leur entreprise en 6 heures. Le pays, grâce à ces efforts, enregistre une croissance moyenne de 3,2%, a confié Paul Kagamé.

 

Il a quitté Abidjan dans l’après-midi. Mais auparavant, en marge à cette visite, quatre accords de coopération ont été signés par des ministres des deux pays en présence des chefs d’Etat Paul Kagamé (Rwanda) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire).

 

 

Il s’agit entre autres de l'exemption réciproque de l'obligation (procédure et frais) de visa d'entrée, de transit et de séjour , de définir le cadre légal fonctionnel de coopération entre les deux pays, d’instituer  des consultations politiques régulières entre les deux pays sur des questions d’intérêt mutuel, et de l’interconnexion entre les administrations publiques.

 

Pour rappel, le premier traité d’amitié et de  coopération entre la Côte d’Ivoire et le Rwanda a été signé le 30 janvier 1985. Depuis cette date, un accord culturel et de coopération scientifique lie les deux pays.

Afriknews / Afriknews//


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VOYAGE ...
Technologie : le plus grand pont ferroviaire en arc du monde construit en Chine

Afriknews-Lundi 10 décembre 2018- Lundi matin, avec l'installation du grand pont au-dessus de la rivière Nujiang dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les constructeurs chinois ont construit le plus long pont ferroviaire en arc du monde.

 

L'ouvrage mesure 1.024 mètres de long et près de 25 mètres de large. Avec une travée unique de 490 mètres, il permet à quatre trains d'y stationner en même temps, a précisé Yu Changbin, directeur du projet de la China Railway Construction Corporation.

 

"Comme le pont se situe dans la gorge du plateau Yunnan-Guizhou, affecté par une ceinture sismique de haute intensité, sa largeur et sa capacité portante sont beaucoup plus importantes que les ponts ferroviaires ordinaires", a expliqué M. Yu. "Il n'existe aucun précédent de construction d'un tel pont."

 

Pour accomplir le pont, les constructeurs ont dû assembler 800.000 boulons et 922 poteaux en acier de différents modèles, pesant chacun 100 tonnes, à environ 230 mètres au-dessus de la rivière du Nujiang.

 

Le pont est un projet clé de la voie de chemin de fer de 220 km Dali-Ruili, qui est une section importante du couloir ferroviaire international Chine-Myanmar reliant Kunming, capitale de la province du Yunnan, à Yangon, capitale du Myanmar.

 

Après la mise en service du chemin de fer Dali-Ruili, le temps de voyage entre les deux villes passera de six à deux heures.

Source Xinhua / Afriknews//


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Côte d’Ivoire / Reforme de la CEI : changements d’hommes ou remise à plat de toute la machine ?

Afriknews-mardi 22 janvier 2019-Des pourparlers pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de la présidentielle de 2020 ont débuté ce lundi 21 janvier à la primature en présence du premier ministre. Après une organisation mitigée des élections locales de 2018 par cette instance, qui ravive  la tension politique, pouvoir et opposition sont parvenus à une prise de contact pour plancher sur sa reforme. Changements d’hommes, comme semble le vouloir le gouvernement ou bien une remise à plat de toute la machine, comme le demandent beaucoup de partis d’opposition ? Les discussions s’annoncent houleuses.

 

 

Côté opposition, on notait la présence du Pr Georges-Armand Ouegnin de la plateforme EDS dont le référent politique est le Président Laurent Gbagbo, du Pr Maurice Kacou Guikahué du PDCI-RDA, du Pr Bamba Moriferé du Rpci, de Pascal Affi N’guessan du FPI officiel, de Danielle Boni Claverie de l’URD, d’Henriette Lagou du Rpci-paix, de Kabran Appiah, etc…

 

Notons qu’en novembre 2016, le pays avait été épinglé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a estimé, dans un arrêt, que la CEI ivoirienne n’était ni indépendante ni impartiale.

 

A cette première rencontre, les participants espèrent voir le processus tenir compte de leurs   attentes.

 

« Nous espérons que toutes les questions liées aux élections seront abordées, depuis le recensement des électeurs jusqu’à la proclamation définitive des résultats des différentes élections, en nous penchant particulièrement sur la situation de toutes les institutions impliquées dans ce processus », a déclaré Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.  

 

En reponse aux  préoccupions, le pouvoir estime que l’actuelle CEI, créée en 2001, a fait l’objet de discussions et d’un consensus en 2013 et 2014. Et donc, « On ne peut pas faire fi de ce consensus », selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

« Une fois que l’on se sera mis d’accord sur la structure, au niveau donc des hommes qui représentent les différentes sensibilités politiques, c’est à ce niveau-là qu'il pourrait y avoir quelques changements ici ou là, mais la structure elle-même de la CEI est, aujourd’hui, une structure qui permet donc d’avoir la représentation de l’ensemble des forces politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité dans notre pays », a-t-il projeté.

 

 

Quoi qu’il en soit, les partis ont deux semaines pour rendre leurs contributions. La société civile sera, quant à elle, reçue jeudi 24 janvier par le gouvernement.

 

Mais des partis de l’opposition clament déjà leur exclusion à ces discussions. Il s’agit de la partie en fronde du FPI dirigé par Simone Gbagbo, Alors que les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble s’attendaient à des discussions inclusives sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante(CEI), l’UPCI de Brahima Soro et le PIT Daniel AKA Ahizi et LIDER de Mamadou Koulibaly. Pour le cas du dernier parti cité, Monique Gbekia, la Présidente, affirme avoir été conviée formellement par le ministère de l’intérieur,   mais stoppée à la guérite de la primature, « sous le prétexte que LIDER ne figurait pas sur la liste ».

 

DJEK KODJO /Afriknews//


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MONDE : AFRIQUE & INTER

Tunisie / Affaire des ivoiriens abandonnés dans le désert : le Chargé d’Affaires de l’Ambassade en Côte d’Ivoire convoqué

Afriknews-Samedi 10 août 2019-Une vidéo montrant des ressortissants ivoiriens, des femmes, des enfants et bébés, et des jeunes affaiblis par la soif et la faim dans le désert a ému les réseaux sociaux à partir du 4 Août 2019. En effet, dans la vidéo publiée par une des victimes, ces citoyens ivoiriens appelant à l’aide, soutiennent avoir été arrêtés à Stax, à 270 km de Tunis ( capitale), alors qu’ils s’étaient regroupés dans le cadre des préparatifs de la célébration du 59ème anniversaire de l’accession de leur pays à la souveraineté nationale et internationale qui a eu lieu le 7 août 2019. Arrêtés par la police tunisienne, elle les a ensuite conduits dans le désert, à la frontière Tuniso-libyenne, dans une zone militarisée. Dans un communiqué émanant du Ministère de l’intégration Africaine et des ivoiriens de l’extérieur, dont Afriknews a copie, les autorités ivoirienne marque une protestation vigoureuse face à cette situation préoccupante. Le ministre y indique que le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de Tunisie en Côte d’Ivoire a été convoqué. L’intégralité du communiqué.

Côte d’Ivoire : le Gbomi célébrera le “Tchindan Festival” du 15 au 17 août 2019.

Afriknews- Lundi 29 juillet 2019-Le lancement officiel du festival national du pagne traditionnel Baoulé made Tiébissou, dénommé “Tchindan Festival’’ c’est pour ce mardi 30 juillet 2019 au musé des civilisations d’Abidjan, a fait savoir dimanche, le commissaire dudit festival, Ousman...

Pays-Bas : pourquoi la suspension des visites à Blé Goudé à la Haye?

Afriknews-Dimanche 4 août 2019-Tous ceux qui souhaitent rencontrer Charles Blé Goudé, acquitté par la Cour pénale internationale ( Cpi) de poursuites pour crime contre l’humanité, devront s’activer maintenant ou revoir leur agenda dans un mois. À compter du 10 août 2019 au 10 septembre ...

Namibie : la Fashion Week de Windhoek 2019 se projette au delà de l’Afrique Australe

Afriknews-Dimanche 4 Aout 2019-La Fashion Week namibienne, événement populaire annuel du domaine de la mode qui rassemble des créateurs, mannequins et organes de médias de toute l'Afrique, a appelé dimanche 21 juillet, les designers du continent à envoyer leurs formulaires d'inscription en vue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ARBRE A PALABRE ...
Cedeao /Monnaie unique ( eco) : rapport de force en perspective entre la Côte d’Ivoire et le géant Nigeria

Afriknews-Dimanche 14 juillet 2019- Le sommet d’Abuja des chefs d’Etats et de gouvernements de la communauté économique d’Afrique de l’ouest ( Cedeao ), le 29 juin 2019, relativement à l’adoption de la monnaie unique, l’ « eco », a arrêté pour cette future monnaie un taux de change flexible vis-à-vis d'un panier de devises. Mais, le vendredi 12 juillet à Abidjan, une apparence contradiction a été enregistrée au conclave des États membres de l'union économique et monétaire ouest africain ( Uemoa ), essentiellement de la zone franc. En effet, le président Alassane Ouattara a remis sur la table de discussion le taux de change de l’eco, qu’il souhaite voir arrimé à l’euro. Si sa proposition peut avoir l’adhésion de ses pairs de l’Uemoa,  c’est évident qu’elle représente une pilule amère que ne voudra pas avaler les autres Etats qui ne partagent pas le Franc Cfa en commun. Ce qui laisse présager d’un rapport de force entre la zone Uemoa avec pour locomotive la Côte d’ivoire et le géant Nigeria et les autres pays opposés à l’idée de l’eco arrimée à l’euro, notamment le Ghana et la Guinée.

  

 

Pendant que tout semble avoir été bouclé, le président Alassane Ouattara a actualisé le débat sur le taux de change de cette monnaie à ce sommet de l’Uemoa à Abidjan. En effet, l’ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international ( Fmi) a plaidé pour un taux de change fixe de l’eco avec l'euro.  

 

Ce plaidoyer du président ivoirien montre bien que le débat entre taux de change fixe et taux de change flexible pour la future monnaie commune à la Cédéao n'est pas encore réglé. Alassane Ouattara est convaincu que le taux de change fixe entre l’euro et le Cfa a fait ses preuves en protégeant, au fil du temps, la zone UEMOA et par conséquent les consommateurs, de l'inflation. « Il faut que cela soit maintenu », plaide-t-il.

 

En effet, il est acquis que cette future monnaie commune rentrera en vigueur dès l'an prochain avec les pays qui sont prêts, ceux qui respectent le mieux les critères de convergence. parmi eux des taux d’inflation annuels en dessous de 10% dans un premier temps, 5% pour objectif dans un deuxième temps, un déficit de 3%, une dette en dessous de 70% du PIB, enfin, tous les Etats devront avoir des réserves suffisantes d’au moins trois mois d’importation.

 

Il se trouve que c'est la zone CFA qui converge le mieux. Alors, Alassane Ouattara, farouche défenseur de la parité avec l’euro,  entend mettre à profit cet avantage qu'auront alors les précurseurs pour plaider en faveur d'un taux de change fixe.

 

Donc, on commencera avec l'UEMOA et l'on pourrait, si les chefs d'État le décident, voir le CFA rebaptisé « eco », en attendant de l'élargir aux autres pays de la Cédéao, dans un deuxième temps.

C'est un rapport de force entre d'un côté l'UEMOA et la Cédéao qui se dessine. Reste à savoir encore ce qu'en penseront les Nigérians, incontournables dans les questions monétaires d'Afrique de l'Ouest, qui comptent pour  plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. En outre, le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB. S’ajoute le Ghana, l’une des puissance économique de la communauté Cedeao, opposée également à cette idée d’arrimage de l’eco avec l’euro.

Martiale Digbeu / Afriknews//


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INTERVIEW ...
Côte d’Ivoire / Mauvaise santé de la filière anacarde / Konaté Arouna ( PCA de la COOPCAVICA) se lâche : « Nous sommes divisés par des problèmes de leadership ».

Afriknews-Vendredi 24 mai 2019- La Coopérative des Producteurs du Cajou et du Vivrier avec Conseil d’Administration (COOPCAVICA)  est une structure coopérative dans la filière Anacarde qui jouit d’une crédibilité exemplaire auprès de ses coopérateurs et du gouvernement ivoirien. Le président de cette coopérative qui malgré un climat de mévente généralisée du cajou ces deux dernières années, a su toujours garantir le prix officiel aux producteurs, dit s’approprier le combat à la prospérité de la filière. Monsieur Konaté Arouna dénonce l’environnement malsain de la filière gangrené par une impitoyable lutte de leadership, qui joue négativement sur les prix d’achat du produit.  Mais surtout,  il appelle à l’union des acteurs, et surtout marque son optimiste quant à un avenir radieux de la filière anacarde.

   

La COOPCAVICA est perçue comme l’une des meilleures coopératives de la filière Anacarde en Côte d’Ivoire.  Quel est votre secret pour parvenir à ce niveau dans une filière désormais installée dans l’incertitude?

La filière n’est pas dans l’incertitude. Bien au contraire c’est une filière avec plein d’avenir. Maintenant pour répondre à votre question, notre secret, c’est que nous mettons le producteur au commencement, au milieu, et à la fin de toutes nos démarches. Nous travaillons dans l’intérêt supérieur de tous les producteurs. A la mise en place de cette structure, l’idée c’était d’accompagner les producteurs. Parce que Houphouët Boigny, le père de nation ivoirienne, l’a dit : l’avenir de  ce pays repose sur l’Agriculture. Mais ces producteurs là, il faut savoir comment ils vivent, comment ils se soignent. Il faut bien sûr qu’ils bénéficient des fruits de leurs efforts. C’est pourquoi, nous avons décidé de créer la Coopcavica pour venir en aide aux producteurs, en facilitant leur vie. Voyez-vous. A la mise en place de la Coopcavica, nous étions 40 personnes. Mais à ce jour, nous sommes plus de 6000 producteurs.  Et on est  représenté un peu partout sur toute l’étendue du territoire national. Nous pensons que, c’est la qualité de nos prestations, qui est la source de motivation de ces nombreuses adhésions.  Les producteurs ont besoin d’une bonne organisation de la filière.

Comment est organisée la filière pour permettre la prospérité des producteurs ?

L’organisation, c’est ce qui manque aujourd’hui. Mais tant qu’on ne sera pas organisé, que nous les producteurs et acteurs de la filière ne parlons pas le même langage devant les acheteurs, on sera toujours à la traine. Il y a un problème de communication. Vous savez, nos difficultés tirent essentiellement leurs origines  du niveau  de compréhension du marché international.  Par conséquent, il faut comprendre comment ça fonctionne, pour ne pas s’effrayer inutilement, comme ça se passe actuellement. Ensuite, il faut chercher à s’adapter à l’environnement commercial de l’anacarde, c’est-à-dire aux variations des cours et  spéculations, et au comportement du marché.

Cette mauvaise organisation dont vous parliez tantôt ne compromet-elle pas la vente du noix de cajou ?

 Nous rassurons que les produits seront bel et bien achetés. Parce que à ce jour, au niveau de l’Inde, du Vietnam, des pays importateurs, il y a une insuffisance d’approvisionnement. La demande de produits bien traités et bien triés est très forte. Les paysans doivent aussi respecter cette exigence du marché international. Mais on ne se soumet à cette exigence, on sera toujours recalé, les exportateurs vont spéculer à viles prix sur nos produits. Vous savez, la Guinée Bissau, un pays qui produit de la très bonne qualité de noix de cajou, a bloqué ses stocks pour jouer sur les cours en hausse. Coincés, qu’ils sont, les exportateurs sont obligés de se rabattre sur la Côte d’Ivoire. Donc le produit même va manquer bientôt.  Il y aura beaucoup plus de demandes, qu’il nous sera difficile de satisfaire.

Mais, pourquoi ne pas faire comme la Guinée Bissau ?

Il faut reconnaître que notre environnement n’est pas sain. Les coopératives agissent en concurrents, au lieu de fonctionner comme des partenaires. Nous ne parlons pas toujours le même langage devant l’exportateur. Parce que notre division, notre mésentente, et notre mauvaise organisation nous desservent énormément. Ce qui favorise notre exploitation par les indiens et autres. Eux, qui viennent acheter, parlent le langage. Nous qui vendons, nous sommes divisés par des problèmes de leadership. Cette situation de mévente que nous avons subie, c’est parce que de manière unanime, les indiens ont décidé de n’acheter qu’à leur prix. Mais, nous, on n’est pas soudé. Il faut que ça change chez nous. Parce que tout le monde ne peut pas être à la tête. Voyez-vous, si tout le monde veut être président, notre filière va continuer à souffrir.  Il faut qu’on soit ensemble, pour être plus fort. On doit taire nos égos dans l’intérêt de tous.

Pourquoi les coopératives n’envisagent-elles pas la transformation de leurs produits ?

Quand on parle de la transformation. Ce sont des questions en projet. Mais il faut d’abord avoir le soutien de l’Etat. Le gouvernement doit pouvoir accompagner les coopératives bien structurées dans leur volonté de passer à cette étape cruciale de la vitalité de notre secteur et à sa maîtrise. Parce que tous les produits qui quittent ici ( Côte d’Ivoire), vont être usinés avant d’être consommés. Nous produisons plus de 60% de la consommation mondiale. C’est un énorme atout, qui fait, que si nous nous mettons à usiner, on va favoriser la concurrence des prix d’une part. D’autre part, les industriels indiens et vietnamiens se verront bien obligés de délocaliser en Côte d’Ivoire pour avoir accès aux produits bruts. Cela va permettre au secteur de générer beaucoup d’emplois, et va impacter positivement le prix du cajou.

Virus Kouadio / Afriknews//


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REPORTAGE ...
Côte d’Ivoire : Olheol-ci industries (ex Trituraf) vers une liquidation

Afriknews-jeudi 31 janvier 2019-Pour une dette de 300 millions de Francs Cfa contractée  en 2009 auprès d’une banque ivoirienne, non soldée, l’usine Olhéol ( Ex Trituraf) de Bouaké est au bord de la liquidation. Elle est même à l’arrêt. Des rumeurs persistantes ont circulé dans la capitale du centre annonçant même sa mise en vente aux enchères par le bailleur pour se rembourser.

 

En effet, il se raconte que le partenaire financier, qui attend impatiemment le remboursement de son crédit, aurait vendu l’usine à des Libanais. Et que ces nouveaux propriétaires étaient dans les locaux de l’usine  le lundi 28 janvier 2019 à 18h pour une visite d’évaluation. ‘‘C’est une fausse nouvelle’’, dément monsieur Koné Zanga, chargé de la restructuration à la direction de l’entreprise.

Toutefois, monsieur Koné Zanga reconnaît que l’usine traverse un grave crise, qui l’a empêchée de respecter ses engagements vis-à-vis du bailleur en question. Et de justifier que c’est la conséquence de détournement de matière première vers d’autres cieux.

« Ce n’est pas de la mauvaise foi de notre part. Mais comment pouvons-nous fonctionner si la matière première est acheminée vers d’autres pays ? »,  S’interroge-t-il, avant de poursuivre pour dire que la direction a confiance en son investissement et lutte pour sortir du coma.

« Il y a des procédures judiciaires encore en cours qui suspendent toute vente  matérielle de l’usine. Donc il n’y a aucune raison de se précipiter pour quoi que ce soit. L’usine est là, elle ne fuit pas. Pourquoi on ne veut pas patienter. On était tous attendu ce matin à la justice, mais les partenaires financiers ne sont pas venus », a-t-il fait remarquer.

A l’en croire, la résolution de problème se fera à l’amiable, et ne peut en aucun cas, débouchée sur une liquidation. « Comment veulent-ils vendre puisque l’investissement est de 16 milliards alors qu’on leur doit seulement 300 millions de frs Cfa ? C’est pour  toutes ces questions que nous nous retrouvons en justice pour une solution paisible. Nous sommes donc étonnés. Et à la limite, nous disons que nous sommes encore au stade du tribunal et non à la liquidation des biens de l’unité de production », monsieur Koné Zanza a déclaré.

Si cela paraît simple à apprécier par la direction, ce n’est pas la quiétude chez les employés, qui cumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire,  et  des licenciés qui réclament plusieurs millions de francs Cfa de droits.

Aussi, ont-ils manifesté devant l’entreprise le mardi 29 janvier pour réclamer leurs dus, avant que le pire n’arrive. «  Aujourd’hui nous sommes attroupés ici parce que nous revendiquons notre droit. Cela fait désormais 30 mois que nous ne sommes  plus en activités. Bien évidemment, nos employeurs nous doivent plusieurs mois de droits et la valorisation de certains droits », a situé Bamba Dramane, leader syndical.

 

Non sans indiquer que des sources concordantes affirment  «  qu’un partenaire financier veut vendre aux enchères l’unité de production pour un crédit de 300 millions de Franc Cfa ». Puis, ils ont émis le vœu d’être associés aux échanges, « afin que nos droits qui s’évaluent à 1,3 milliards de francs Cfa et nos arriérés de salaires qui font un total de 380 millions de francs Cfa soient obtenus ».

Dans cette nébuleuse, il est constaté au moins une convergence entre  la direction et les employés, qui plaident tous pour le règlement à l’amiable qui ne leur soit pas préjudiciable. Ou du moins, si l’usine doit être cédée, les employés souhaitent se constituer en partie prenante  dans les discussions.

Faut-il rappeler, qu’Olhéol-ci est une unité industrielle, qui transforme essentiellement les grains de coton en produit oléagineux. Olhéol, ou ex Trituraf, a longtemps contribué à l’essor de l’industrialisation dans la capitale du centre. Mais l’entreprise a  entamé sa léthargie en marge de la crise militaro-civile de 2002 qui a secouée le pays. Malgré les efforts de redressement  engagés par les nouveaux acquéreurs, la descente aux enfers continue. Elle est pourvoyeuse de plus 500 emplois directs et indirects.

Tuo Tchang / Afriknews//


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