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NOTRE EDITORIAL ...
CEDEOA : Bonjour l’Eco ou adieu au Franc CFA ?

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Les chefs d'Etats et de gouvernements des 15 pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest ( Cedeao), qui se sont réunis samedi 29 juin 2019 à Abuja, ont adopté formellement le nom d'"Eco" pour le projet de monnaie unique en Afrique de l'Ouest dont ils souhaitent la création dès 2020.  L’adoption de l’ « Eco » est-il synonyme de la fin du Franc Cfa. Les spécialistes, notamment Christophe Dansette répondent par la négative dans une de ses apparitions sur France 24. Argumentation.

 

L’« Eco », facile à prononcer en Anglais comme en Français, parce que concerne les Etats anglophones et francophones, est un serpent de mer.  Ce n’est pas une idée qui date d’aujourd’hui. Elle remonte à la création de la CEDEAO en 1975. Et dès le début, les pères fondateurs se sont donnés pour objectifs de créer une monnaie unique. On a même parlé à plusieurs reprises d’un lancement, notamment en 1983. Mais à chaque fois, c’est repoussé.

 

Un grand pas vient d’être franchi certes, mais des interrogations existent, dans une organisation où huit pays francophones utilisent en majorité le Franc Cfa, crée depuis 1945, et  sept, des monnaies singulières. Et puis il y a des détails très techniques, mais aussi très politiques à régler.

 

Quel symbole ? Quelle figure sur les pièces, sur les billets ? Dans quelles imprimeries ? Quant on sait qu’aujourd’hui, le Franc Cfa est édité à Vic-le-Comte, c'est-à-dire en France.

Tout d’abord, il va falloir en déterminer la valeur. Alors les ministres de finances se sont mis d’accord sur le principe d’une parité flottante en fonction de l’inflation. Et donc pas de fixer en parité d’autres monnaies. Donc pas d’arrimage au Dollar,  à l’Euro, ou  autres.

 

Le modèle de la banque centrale devra être fédéral. Ces Etats devraient respecter un certain nombre de critères de convergence, parmi eux des taux d’inflation annuels en dessous de 10% dans un premier temps, 5% pour objectif dans un deuxième temps, un déficit de 3%, une dette en dessous de 70% du PIB, enfin, tous les Etats devront avoir des réserves suffisantes d’au moins trois mois d’importation.

 

C’est là que les choses se compliquent, parce que des disparités importantes existent entre eux. Un exemple d’inflation. On voit des écarts importants entre les pays de la Zone Franc ou les prix évoluent assez peu ( 0,8% en 2018), et les pays anglophones ( Le Nigeria, le Ghana) où l’inflation dépasse pour certains les 10%. Donc ils connaissent une pression inflationniste trop forte. Les pays vont devoir mettre en place des programmes  ambitieux de convergence pour atteindre les objectifs.

 

Un autre souci est à régler également. Comment gérer le leadership du Nigeria qui a longtemps hésité avant d’adhérer à l’idée de cette monnaie unique, et qui compte plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. Le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB.

 

Un autre souci est à régler également. Comment gérer le leadership du Nigeria qui a longtemps hésité avant d’adhérer à l’idée de cette monnaie unique, et qui compte plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. Le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB.

 

Ensuite, il y a le président Alassane Ouattara, farouche défenseur de la parité avec l’euro, qui  entend lutter pour la parité de l’eco avec la monnaie européenne. Un avant gout a été donné au sommet l'UEMOA du vendredi le 12 juillet 2019, où il a plaidé pour une parité fixe avec l’euro. L’ex fonctionnaire du fonds monétaire international (fmi)  propose aux chefs d'État de la zone franc de rebaptiser le CFA en « eco » dans un premier temps,  en attendant de l'élargir aux autres pays de la Cédéao, dans un deuxième temps.

 

Très décrié en ce moment, et accusé d’être un héritage de la colonisation française, le franc Cfa ne disparaitra pas pour autant. Parce que les pays d’Afrique centrale comme le Cameroun, le Gabon,  qui utilisent le franc Cfa dans la zone Cemac, ne sont pas concernés. Donc pour eux, rien ne va changer, ils continueront toujours à utiliser le franc Cfa, tout comme les Comores qui utilisent une troisième variante du franc Cfa.

 

Afriknews/ Afriknews// 

 



PENSEE DU JOUR
Blaise Pascal : une réflexion sur Dieu, la mort et les passions

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à l’étude des fluides et clarifie les concepts de pression et de vide en étendant le travail de Torricelli. Il est l'auteur de textes importants sur la méthode scientifique.

À 19 ans3,4, il invente la première machine à calculer5,6 et après trois ans de développement et cinquante prototypes, il la présente à ses contemporains en la dédiant au chancelier Séguier7. Dénommée machine d’arithmétique, puis roue pascaline et enfin pascaline, il en construisit une vingtaine d'exemplaires dans la décennie suivante8.

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs. Tout d’abord, il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il développe en 1654 une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.

Après une expérience mystique qu'il éprouve en novembre 16549,10, il se consacre à la réflexion philosophique et religieuse, sans toutefois renoncer aux travaux scientifiques. Il écrit pendant cette période Les Provinciales et les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, alors qu’il a été longtemps malade.

 

Qu’est ce que l’homme selon Pascal ?

A cette question, Pascal apporte, tout d’abord, une réponse psychologique : il place l’homme en face de lui-même et fait un constat de vide et de vacuité. C’est la célèbre thèse du roseau pensant.

– C’est l’inconsistance qui domine dans l’humaine nature.

– Parlons donc de vanité, au sens étymologique de ce terme (latin vanitas, vide), comme caractère de ce qui est creux et inconsistant.

– La vanité est encrée dans le cœur de l’homme : le moi est haïssable.

Voué au vide et à la vacuité, l’homme goûte non seulement les plaisirs de la vanité (chacun veut avoir ses admirateurs…), mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maitresse d’illusion et d’erreur :

– L’imagination désigne une puissance qui interdit à l’homme l’accès au vrai et déforme la réalité en grossissant les petites choses et en amoindrissant les grandes.

–  Ainsi sont grossis, par exemple, les illusions et petits objets de l’amour-propre, compris, au sens ancien et péjoratif du terme, comme amour de soi et égoïsme.

En quoi consiste l’amour-propre ? A « n’aimer que soi et […] ne considérer que soi »

Le divertissement selon Pascal : La lutte de l’homme contre sa misère métaphysique

Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi : il refuse de prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein repos, sans occupations ni affaires.

Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre néant : le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité.

– Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous interdit la réflexion.

La foi et l’ordre du cœur :

Mais la réponse à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? » relève aussi de la religion.

– « Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ».

– Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère inconsistante qui est sienne et connaître la félicité.

Que désigne la foi ?

– Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant Dieu sans intermédiaires.

Nous connaissons la vérité non seulement par la raison (la connaissance discursive, allant à l’universel) mais aussi par le cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le coeur a des raisons que les raison ne point.

Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement pour atteindre la sphère de la foi et du divin ?

– Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

– Si l’on gagne, on gagne tout (la félicité éternelle).

– Si l’on perd, on ne perd rien (une existence misérable, finie et précaire).

– Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable : l’homme a tout intérêt à parier pour la religion chrétienne.

Pascal et l’art de persuader :

Il s’agissait, pour Pascal, de persuader les incroyants et de les mener à Dieu. Tel était le dessein des Pensées.

– Or, pour ce faire, Pascal a mis en œuvre une rhétorique dont il faut dire un mot (un peu plus loin).

– Ainsi a-t-il distingué l’art de convaincre, c’est-à-dire d’obtenir l’adhésion de l’esprit à l’aide de preuves rationnelles(en démontrant rationnellement la vérité d’une proposition, en influençant l’intelligence), et celui de persuader, qui consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

– Agréer, c’est plaire et intéresser, en recherchant une correspondance entre l’esprit de celui à qui l’on parler et l’expression dont on se sert.

La rhétorique et l’argumentation pascaliennes sont donc très subtiles. Elles ne négligent ni l’art de convaincre ni celui d’agréer. Elles unissent esprit de géométrie, c’est-à-dire raisonnement discursif, déductif et démonstratif, et esprit de finesse, défini comme intuition et discernement juste et immédiat d’éléments complexes.

– Pour conduire à Dieu l’incroyant, Pascal a édifié une rhétorique synthétique et perspicace.

Par son analyse du drame de l’existence humaine et sa subtile rhétorique destinée à nous conduire à Dieu, Pascal apparaît étonnamment moderne. C’est le langage de notre monde contemporaine qu’annoncent les Pensées.

Oeuvres de Blaise Pascal :

– Essai sur les coniques (1639)

– Préface pour un traité du vide (1647)

– Les Provinciales (1656-1657)

– De l’esprit de géométrie (posthume)

– Les brouillons qui constitueront les Pensées …

Quelques célèbres citations de Pascal

Pascal sur les passions :

– “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas”

– “L’imagination est maîtresse d’erreur et de fausseté”

– “Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien  d’autres”

Pascal et la subjectivité :

– “L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant

– “L’homme est un point perdu entre deux infinis”

– “Deux excès : Exclure la raison, n’admettre que la raison”

– “La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent”

– “Le moi est haïssable

– “L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête”

– “Que le coeur de l’homme est creux et plein d’ordure !”

– “Tous les hommes cherchent à être heureux, jusqu’à ceux qui se brûlent la cervelle”

Pascal et le divertissement :

– “Divertissement. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser”

– “Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher”

– “Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre”

– “Le monde est si inquiet qu’on ne pense jamais à l’instant présent, mais à celui où l’on vivra. De sorte qu’on est toujours en état de vivre à l’avenir et jamais de vivre maintenant”

Pascal et l’amitié :

– “Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le  monde”

– “La curiosité n’est que vanité le plus souvent ; on ne veut savoir que pour en parler”

Pascal et Dieu :

– “Qu’il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer !”

– “C’est le coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au coeur, non à la raison”

 

 

CONTRIBUTIONS
Rwanda, forcer le respect plutôt que de faire pitié

Afriknews-Samedi 13 juillet 2019-Avec une croissance de 7,5 % par an, le Rwanda fait figure de virtuose économique en Afrique. Le modèle impulsé par le président Paul Kagamé veut placer le pays au cœur de l’innovation. Un choix plutôt payant pour ce pays enclavé aux confins de plusieurs collines dans une Afrique où les Chefs d’Etats attendent toujours des plans miracles de performance économique des tuteurs  néocoloniaux.

 

Le Rwanda surfe sur la vague de la modernisation depuis bientôt vingt ans, comme l’explique An Ansoms, spécialiste de l’économie rwandaise à l’université catholique de Louvain, en Belgique, interrogée par France 24. "Après la phase de reconstruction entamée au lendemain du génocide, le gouvernement s’est focalisé à partir de l’année 2000 sur la création d’un pays exemplaire. À cette période, les documents officiels évoquaient déjà la volonté de développer une économie autour d’un 'hub technologique trilingue au Rwanda'", se remémore l’économiste.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques font pâlir d’envie ses africains. Ils comblent ses bailleurs de fonds, qui financent 40 % du budget du pays et qui n’hésitent pas à évoquer le "miracle africain". La Banque mondiale affiche une augmentation moyenne du PIB annuel du Rwanda de 7,5 % et le FMI prévoit une croissance de 7,8 % en 2019.

 

Pour les investisseurs étrangers, le pays compte plusieurs atouts : une stabilité politique liée aux réélections de Paul Kagamé,  un indice de corruption relativement bas – 4e pays du continent dans le classement de Transparency International – et un taux de scolarisation de 98 %, selon l’Unicef.

Afriknews/ Afriknews//

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Côte d’Ivoire / Depuis Monorovia, le Député Abel Djohoré se révolte : « Je ne suis le nègre de service de personne »

Afiknews-Lundi 23 septembre 2019-Sans langue de bois, depuis Monorovia au Liberia où il séjourne dans le cadre d’une session de l’Assemblée parlementaire de la Communauté économique de l’Afrique de l’ouest ( Cedeao), le Député Abel Djohoré, nous fait savoir qu’en lui, « c'est l'incorruptible homme politique qui s'exprime et non un chasseur de primes ». Cette réaction fait suite à des allégations tendancieuses, qui brandissent le parlementaire,juste comme un faire valoir du régime. Aussi, a-t-il craché ses vérités à propos de l’alliance Bédié - Gbagbo qu’il qualifie de diabolique.  Quelques morceaux choisis :  

« Je suis plutôt un joker et non un faire valoir »

« Un crocodile qui sort de nos urines ne peut pas valoir nos orteils »

« Bédié entraine Gbagbo dans une alliance diabolique »

« Gbagbo est le seul responsable de son maintien en détention et en exile »

« Ouattara n'a pas besoin de Bédié pour conduire à bien les affaires de la République »

« Si le président Ouattara veut ajuster la constitution, Bédié ne peut pas l'en empêcher »

« Bédié est un tigre en papier »

 

Honorable, on vous cite nommément parmi les frustrés du moment au sein de votre parti, le Rhdp, du fait de votre non présence dans le dernier gouvernement. Et que, c’est d’ailleurs cela, qui expliquerait votre mutisme depuis un certain temps. Est-ce la vérité ?

 

Je suis présentement en mission parlementaire dans le cadre de l'Assemblée parlementaire de la Cedeao à Monorovia au Libéria. Notre présence dans un gouvernement n'est pas de notre ressort, cela relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République. Le jour que le Chef de l'Etat ou le Premier Ministre jugera que nous devons rentrer dans un gouvernement où nous appeler à une haute fonction, nous répondrons présent. Pour l'heure nous légiférons.  Nous continuons à tenir éveiller nos différents réseaux dans notre région pour les élections de 2020. Nous sommes debout pour la victoire du candidat RHDP.  

 

 

Depuis près d’une décennie, chaque fois que la formation d’un gouvernement est annoncée, les populations du Goh sont certaines de voir votre nom y figurer, au regard de votre militantisme avéré. Cette situation ne peut-elle pas constituer un motif suffisant de découragement chez vous ?

 

Non, je ne suis ni découragé, ni refroidi par ma non présence au gouvernement. Bien au contraire. De par mes prises de positions qui dérangent, les esprits retors ont vite fait de crier que j'étais acheté ou promis à un poste ministériel. Force est de constater que je n'ai pas mon compte en banque bondé, ni été promu ministre. Je veux donc dire qu'il existe encore dans cette République de Côte d'Ivoire  des ivoiriens qui vivent leur convictions en conséquence de cause. Je fais partie de cette espèce rare. J'ai dénoncé les dérives langagières de Guillaume Soro et de sa clique. J'ai pris position contre la propension à l'exclusion et à la xénophobie claironnées par Henri Konan Bédié. J'ai dénoncé l'alliance du mal que prônent Bédié et Gbagbo. Au bout de tout cela, c'est l'incorruptible homme politique qui s'exprime et non un chasseur de primes.

 

Que répondez-vous alors à vos détracteurs certains de vos  anciens camarades des ex Forces nouvelles, qui soutiennent que vous êtes juste bon pour servir de faire valoir au président ou au premier ministre ?

 

(Rire). Ah bon. Moi, faire valoir du président Ouattara ou du premier ministre Amadou Gon ! Non, je ne peux pas servir de faire valoir au président ni au Premier ministre. Je suis membre du conseil politique du RHDP ; je suis membre du Bureau Politique ; je suis membre du conseil national et suis coordonnateur de région. Je jouis de la confiance du Président Alassane Ouattara et du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Je ne peux donc pas être considéré comme un faire valoir,  mais plutôt un joker qu'on feint d'ignorer. Et puis,  voyez-vous quand on a gagné deux fois les élections législatives chez Laurent Gbagbo, on a de la contenance politique.

 

 

Comment expliquez-vous alors que malgré cette contenance, on ne vous ait jamais nommé à aucun poste de responsabilité ?

 

Écoutez, le président de la République et son Premier ministre sont les seuls qui jugent de de l’opportunité de l'entrée au gouvernement des cadres des régions ou de leur nomination à de hautes responsabilités. Il y a beaucoup de critères objectifs et d'autres non connus de nous qui guident leur choix. Sinon pour les critères objectifs, nous avons la faveur des pronostics de nos populations. C’est cela qui explique surement les nombreux coups de fil et interrogations qui nous parviennent de celles-ci. Il y a certainement des critères qui nous sont méconnus. Sinon si c'est la maîtrise du terrain et la mobilisation, nous nous connaissons à Gagnoa et les gens doivent savoir qu'un crocodile qui sort de nos urines ne peut pas valoir nos orteils. Un crocodile qui sort de nos urines ne peut pas nous faire ombrage à Gagnoa, même s'il a des sponsors qu'on sait. Le président de l’Assemblée nationale d’alors, avait fait une visite à Gagnoa et à Ouragahio, nous avons prouvé notre maîtrise du terrain. Le Premier  ministre est allé à Ouragahio,  le monde a vu. Donc cher ami, nous maîtrisons notre sujet. Si l'on s'en tient aux artifices pour promouvoir les m'as tu vu,  cela se paie cache.  Et le moment venu ça se vérifiera. Je suis parlementaire, je sers mon pays. Donc je ne me prends pas la tête pour ces choses-là.

 

 

En votre qualité donc de membre des instances dirigeantes du Rhdp, comment appréciez-vous le débat qui a cours au pays autour du blocage de la rente viagère de l’ex président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro ? 

 

Je vois où vous voulez en venir. On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. Soyons d’accord une fois pour toute, vous les journalistes qui ne cessez de m’interpeller sur les sujets d’actualité, qui impliquent le gouvernement. (Avec un ton fait de fermeté au bout du fil). Je voudrais dire à tous, que je ne suis le nègre de service de personne. Le jour que l'on nous confiera  un rôle à jouer, nous le jouerons à fond.

 

 

Bien noté Honorable. Mais l’actualité, c’est aussi l’alliance Bédié-Gbagbo qui est une alternative sérieuse pour contrer le pouvoir Rhdp. On en veut pour preuve le meeting conjointement organisé le samedi 14 septembre 2019 au palais des sports de Treicheville par les formations politiques de ces deux leaders, qui a retenu l’attention de tous. Quelle analyse faites-vous du rapprochement de ces deux frères ennemis?

 

Moi, je dirai que Bédié et Gbagbo sont deux frères rivaux, qui courtisent la même femme. Chacun est dans un scénario d’enfariner son camarade à la fin du film. Bédié entraine Gbagbo dans une alliance diabolique, une combinaison dont ne saurait sortir  qu’un axe du mal. Aucun ivoirien ne devrait prêter attention.

 

 

Entre temps, la procureure Fatou Bensouda à la Cour pénale Internationale ( CPI) vient de faire appel de l’acquittement du président Laurent Gbagbo et de Blé Goudé. Ce qui a pour conséquence le prolongement du séjour du nouvel allié du président Bédié hors du pays. Cela arrange bien les affaires du Rhdp, n’est-ce pas ?

 

 

Nous avons appris l'appel de la décision des juges de l'acquittement de Laurent Gbagbo par Mme la procureure Fatou Bensouda. En choisissant Bédié comme allié, Gbagbo à volontairement opté pour le prolongement de son exile.  Gbagbo Laurent qui vit les privations et qui n'est pas fatigué, préfère croire aux chimères de Bédié que de saisir les perches tendues de Ouattara qui est le maître du jeu en ce moment. Gbagbo est le seul responsable de son maintien en détention et en exile. J'ai parlé à Michel Gbagbo après ma sortie d'audience avec le chef de l'état il y a peu. Charge était à lui de véhiculer les bonnes dispositions du président Ouattara. Quand on veut faire un message à Dieu, on parle à la fumée. Chacun choisit le confort dans lequel il veut vivre. Je ne veux pas en dire plus.  En tout cas Bédié n'est qu’un vendeur d'illusions et Gbagbo en prend à ses dépens.

 

 

A entendre certains cadres du Rhdp, notamment le gouverneur Mambé Beugré et le président Ahoussou Jeannoh, le rapprochement est encore possible entre Alassane Ouattara et Konan Bédié. Selon vous, ce projet peut-il encore aboutir ?

 

Le gouverneur Mambé Beugré a fait une sortie où il a lié sa présence au Rhdp par le souci qu'il a à rapprocher les présidents Bédié et Alassane Ouattara. Pour moi, il n'y a pas de prétextes de réconciliation possible entre Bédié et Ouattara qui doivent servir de levain à un engagement au Rhdp. Au stade où nous sommes, le président Ouattara n'a pas besoin de Bédié pour conduire à bien les affaires de la République. Bédié lui-même récuse toute possibilité de revenir au Rhdp.  Le président Jeannoh Ahoussou qui se met à genoux pour demander une réconciliation entre Bédié et Ouattara, le président Charles Diby membre du conseil politique du RHDP qui vient d'être nommé au BP du PDCI et qui reste muet comme une carpe, tous ces gens qu'ils se déterminent à enlever le flou qui a entouré leur engagement. Aucun prétexte ne devrait nous faire perdre inutilement du temps à garder sereinement le cap sur la présidentielle de 2020. 


 

Dans sa récente sortie, le président Henri Konan Bédié faisait clairement allusion à une possible déstabilisation du pays relativement aux questions de la CEI et d'une modification de la constitution. Quelle interprétation en faites-vous ?

 

Ah oui. D'abord, je tiens à rappeler que Bédié n'est pas propriétaire de la Côte d'Ivoire. Il n'est pas détenteur du titre foncier de la Côte d'Ivoire. La menace de déstabilisation de la Côte d'Ivoire proférée par Henri Konan Bédié  n'est pas objective. Mais dites à Bédié, qu'il n’effraie personne. Bédié est un tigre en papier. Si le président Ouattara veut ajuster la constitution, il ne peut pas l'en empêcher. Les gens de son âge incarnent la sagesse, consolident la paix et la stabilité. Encore une fois, nous lui réitérons qu'il n'y a pas d'âge limite pour aller en prison, si on enfreint aux lois de la république.

 

Propos recueillis / Afriknews//


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GOPO ...
Enjeux économiques : Paul Kagamé invite les africains à compter moins sur l’Europe pour l’essor du continent.

Afriknews-Jeudi 20 décembre 2018- Le président Paul Kagamé du Rwanda, président en exercice de l’Union africaine (UA), en visite officielle de 48h à Abidjan ( Côte d’Ivoire ) depuis mercredi, a partagé sa vision de développement et d’indépendance économique du continent avec le monde des affaires ivoiriennes. Face au patronat ivoirien jeudi, en présence du vice-président ivoirien, Kablan Duncan,  le chef de l’Etat rwandais a invité les africains à faire face aux défis en se fondant sur leurs valeurs et leurs cultures.

 

 

Le président rwandais dans son adresse a exhorté les intellectuels africains à adapter leurs connaissances aux réalités locales pour « transformer » leur pays et le continent. Selon lui, c’est une aventure hasardeuse que de compter sur l’Europe pour asseoir son essor.  

 

 

A l’en croire, « si l’Afrique reste un fardeau pour l’Europe » et qu'il devient « trop lourd » en termes d’assistance au développement, elle pourrait « jeter par terre » le continent, en conseillant que les pays africains de changer de mentalité  et de copier seulement que les standards qui militent en leur évolution.

 

 

Paul Kagamé soutient que pour atteindre des niveaux remarquables d’industrialisation, il faut de la détermination et de l’énergie, tant sur le plan collectif que personnel. Toujours dans son plaidoyer, le président en exercice de l’UA appelle à transformer la situation de la communauté en refusant d’accepter la pauvreté et la misère. Non sans indiquer qu’il joue pleinement sa partition. « J’essaie de donner mon corps et mon âme pour prouver que l’Afrique peut faire la différence ».

   

 

Pour lutter contre la corruption, il a invite à la culture de la déclaration des biens, qui selon lui, un excellent moyen pour stopper cette gangrène. Il en veut pour preuve l’exemple de son pays où son patrimoine et celui de toutes les autorités dirigeantes sont connus de tous. Au Rwandais, du dirigeant au citoyen lambda la rigueur de la loi s’applique à tous, a-t-il fait remarquer.  

 

La recette de l’envolée économique spectaculaire de son pays sorti tout droit d’une guerre fratricide qui a fait plusieurs milliers de morts  a été partagée sur le plan du climat des affaires.  Le Rwanda où il fallait autrefois 90 jours pour créer une entreprise, aujourd'hui, les opérateurs économiques ont la possibilité de créer leur entreprise en 6 heures. Le pays, grâce à ces efforts, enregistre une croissance moyenne de 3,2%, a confié Paul Kagamé.

 

Il a quitté Abidjan dans l’après-midi. Mais auparavant, en marge à cette visite, quatre accords de coopération ont été signés par des ministres des deux pays en présence des chefs d’Etat Paul Kagamé (Rwanda) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire).

 

 

Il s’agit entre autres de l'exemption réciproque de l'obligation (procédure et frais) de visa d'entrée, de transit et de séjour , de définir le cadre légal fonctionnel de coopération entre les deux pays, d’instituer  des consultations politiques régulières entre les deux pays sur des questions d’intérêt mutuel, et de l’interconnexion entre les administrations publiques.

 

Pour rappel, le premier traité d’amitié et de  coopération entre la Côte d’Ivoire et le Rwanda a été signé le 30 janvier 1985. Depuis cette date, un accord culturel et de coopération scientifique lie les deux pays.

Afriknews / Afriknews//


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VOYAGE ...
Technologie : le plus grand pont ferroviaire en arc du monde construit en Chine

Afriknews-Lundi 10 décembre 2018- Lundi matin, avec l'installation du grand pont au-dessus de la rivière Nujiang dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les constructeurs chinois ont construit le plus long pont ferroviaire en arc du monde.

 

L'ouvrage mesure 1.024 mètres de long et près de 25 mètres de large. Avec une travée unique de 490 mètres, il permet à quatre trains d'y stationner en même temps, a précisé Yu Changbin, directeur du projet de la China Railway Construction Corporation.

 

"Comme le pont se situe dans la gorge du plateau Yunnan-Guizhou, affecté par une ceinture sismique de haute intensité, sa largeur et sa capacité portante sont beaucoup plus importantes que les ponts ferroviaires ordinaires", a expliqué M. Yu. "Il n'existe aucun précédent de construction d'un tel pont."

 

Pour accomplir le pont, les constructeurs ont dû assembler 800.000 boulons et 922 poteaux en acier de différents modèles, pesant chacun 100 tonnes, à environ 230 mètres au-dessus de la rivière du Nujiang.

 

Le pont est un projet clé de la voie de chemin de fer de 220 km Dali-Ruili, qui est une section importante du couloir ferroviaire international Chine-Myanmar reliant Kunming, capitale de la province du Yunnan, à Yangon, capitale du Myanmar.

 

Après la mise en service du chemin de fer Dali-Ruili, le temps de voyage entre les deux villes passera de six à deux heures.

Source Xinhua / Afriknews//


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Côte d’Ivoire / Reforme de la CEI : changements d’hommes ou remise à plat de toute la machine ?

Afriknews-mardi 22 janvier 2019-Des pourparlers pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de la présidentielle de 2020 ont débuté ce lundi 21 janvier à la primature en présence du premier ministre. Après une organisation mitigée des élections locales de 2018 par cette instance, qui ravive  la tension politique, pouvoir et opposition sont parvenus à une prise de contact pour plancher sur sa reforme. Changements d’hommes, comme semble le vouloir le gouvernement ou bien une remise à plat de toute la machine, comme le demandent beaucoup de partis d’opposition ? Les discussions s’annoncent houleuses.

 

 

Côté opposition, on notait la présence du Pr Georges-Armand Ouegnin de la plateforme EDS dont le référent politique est le Président Laurent Gbagbo, du Pr Maurice Kacou Guikahué du PDCI-RDA, du Pr Bamba Moriferé du Rpci, de Pascal Affi N’guessan du FPI officiel, de Danielle Boni Claverie de l’URD, d’Henriette Lagou du Rpci-paix, de Kabran Appiah, etc…

 

Notons qu’en novembre 2016, le pays avait été épinglé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a estimé, dans un arrêt, que la CEI ivoirienne n’était ni indépendante ni impartiale.

 

A cette première rencontre, les participants espèrent voir le processus tenir compte de leurs   attentes.

 

« Nous espérons que toutes les questions liées aux élections seront abordées, depuis le recensement des électeurs jusqu’à la proclamation définitive des résultats des différentes élections, en nous penchant particulièrement sur la situation de toutes les institutions impliquées dans ce processus », a déclaré Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.  

 

En reponse aux  préoccupions, le pouvoir estime que l’actuelle CEI, créée en 2001, a fait l’objet de discussions et d’un consensus en 2013 et 2014. Et donc, « On ne peut pas faire fi de ce consensus », selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

« Une fois que l’on se sera mis d’accord sur la structure, au niveau donc des hommes qui représentent les différentes sensibilités politiques, c’est à ce niveau-là qu'il pourrait y avoir quelques changements ici ou là, mais la structure elle-même de la CEI est, aujourd’hui, une structure qui permet donc d’avoir la représentation de l’ensemble des forces politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité dans notre pays », a-t-il projeté.

 

 

Quoi qu’il en soit, les partis ont deux semaines pour rendre leurs contributions. La société civile sera, quant à elle, reçue jeudi 24 janvier par le gouvernement.

 

Mais des partis de l’opposition clament déjà leur exclusion à ces discussions. Il s’agit de la partie en fronde du FPI dirigé par Simone Gbagbo, Alors que les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble s’attendaient à des discussions inclusives sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante(CEI), l’UPCI de Brahima Soro et le PIT Daniel AKA Ahizi et LIDER de Mamadou Koulibaly. Pour le cas du dernier parti cité, Monique Gbekia, la Présidente, affirme avoir été conviée formellement par le ministère de l’intérieur,   mais stoppée à la guérite de la primature, « sous le prétexte que LIDER ne figurait pas sur la liste ».

 

DJEK KODJO /Afriknews//


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MONDE : AFRIQUE & INTER

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Côte d’Ivoire : 5 ans de prison ferme pour Jacques Mangoua

Jacques Mangou, a été reconnu coupable de « détention illégale de munitions de guerre sans autorisation administrative », jeudi 03 Octobre 2019 à Bouaké, et condamné à 5 ans de prison ferme, 5 millions frs Cfa d'amende, 5 ans de privatisation de ses droits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ARBRE A PALABRE ...
Cedeao /Monnaie unique ( eco) : rapport de force en perspective entre la Côte d’Ivoire et le géant Nigeria

Afriknews-Dimanche 14 juillet 2019- Le sommet d’Abuja des chefs d’Etats et de gouvernements de la communauté économique d’Afrique de l’ouest ( Cedeao ), le 29 juin 2019, relativement à l’adoption de la monnaie unique, l’ « eco », a arrêté pour cette future monnaie un taux de change flexible vis-à-vis d'un panier de devises. Mais, le vendredi 12 juillet à Abidjan, une apparence contradiction a été enregistrée au conclave des États membres de l'union économique et monétaire ouest africain ( Uemoa ), essentiellement de la zone franc. En effet, le président Alassane Ouattara a remis sur la table de discussion le taux de change de l’eco, qu’il souhaite voir arrimé à l’euro. Si sa proposition peut avoir l’adhésion de ses pairs de l’Uemoa,  c’est évident qu’elle représente une pilule amère que ne voudra pas avaler les autres Etats qui ne partagent pas le Franc Cfa en commun. Ce qui laisse présager d’un rapport de force entre la zone Uemoa avec pour locomotive la Côte d’ivoire et le géant Nigeria et les autres pays opposés à l’idée de l’eco arrimée à l’euro, notamment le Ghana et la Guinée.

  

 

Pendant que tout semble avoir été bouclé, le président Alassane Ouattara a actualisé le débat sur le taux de change de cette monnaie à ce sommet de l’Uemoa à Abidjan. En effet, l’ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international ( Fmi) a plaidé pour un taux de change fixe de l’eco avec l'euro.  

 

Ce plaidoyer du président ivoirien montre bien que le débat entre taux de change fixe et taux de change flexible pour la future monnaie commune à la Cédéao n'est pas encore réglé. Alassane Ouattara est convaincu que le taux de change fixe entre l’euro et le Cfa a fait ses preuves en protégeant, au fil du temps, la zone UEMOA et par conséquent les consommateurs, de l'inflation. « Il faut que cela soit maintenu », plaide-t-il.

 

En effet, il est acquis que cette future monnaie commune rentrera en vigueur dès l'an prochain avec les pays qui sont prêts, ceux qui respectent le mieux les critères de convergence. parmi eux des taux d’inflation annuels en dessous de 10% dans un premier temps, 5% pour objectif dans un deuxième temps, un déficit de 3%, une dette en dessous de 70% du PIB, enfin, tous les Etats devront avoir des réserves suffisantes d’au moins trois mois d’importation.

 

Il se trouve que c'est la zone CFA qui converge le mieux. Alors, Alassane Ouattara, farouche défenseur de la parité avec l’euro,  entend mettre à profit cet avantage qu'auront alors les précurseurs pour plaider en faveur d'un taux de change fixe.

 

Donc, on commencera avec l'UEMOA et l'on pourrait, si les chefs d'État le décident, voir le CFA rebaptisé « eco », en attendant de l'élargir aux autres pays de la Cédéao, dans un deuxième temps.

C'est un rapport de force entre d'un côté l'UEMOA et la Cédéao qui se dessine. Reste à savoir encore ce qu'en penseront les Nigérians, incontournables dans les questions monétaires d'Afrique de l'Ouest, qui comptent pour  plus de la moitié des 350 millions d’habitants que regroupe la communauté. En outre, le Nigeria pèse pour plus de 50% du PIB. S’ajoute le Ghana, l’une des puissance économique de la communauté Cedeao, opposée également à cette idée d’arrimage de l’eco avec l’euro.

Martiale Digbeu / Afriknews//


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INTERVIEW ...
Condamnation de Mangoua Jacques / Me N'dry Claver contredit le Procureur Koné Braman : « Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de missio

Afriknews-Jeudi 10 octobre 2019-Me N'dry Claver est l’un des trois Avocats, qui ont défendu Monsieur Mangoua Jacques, le président du Conseil régional du Gbêkê, jugé et condamné le jeudi 3 octobre 2019 à Bouaké à 5 ans de prison ferme, 5 ans de privation de ses droits, et 5 millions d’amende selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Battant en brèche l’argument du Procureur selon lequel les avocats de Mangoua Jacques se sont fondés sur le témoignage du Chargé de mission, lui-même condamné pour propos mensongers, Me N'dry Claver met en crise cette thèse. Non sans indiquer que la déclaration d'appel a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

 

 

 

Question : Bonjour Maître N'DRY CLAVER. L'affaire Ministère Public contre Mangoua Koffi Jacques défraie la chronique en Côte d'Ivoire. Il vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme et 5 millions d'amende. Est-ce que vous pouvez nous expliquer dans les détails les faits de cette affaire ?

 

Réponse: Je voudrais vous remercier pour votre souci de recherche de la vérité. Les faits tels que débattus à l'audience nous donnent ceci. Monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES, président du conseil régional de Bouaké est appelé le samedi 21 Septembre 2019 par son cadet Mangoua Ervé. Ce dernier lui donne l'information selon laquelle le vigile qui travaille avec monsieur MANGOUA Jacques depuis une vingtaine d'années a découvert dans une niche de la résidence de son employeur des sachets qui contenaient des munitions et des machettes. Monsieur MANGOUA appelle immédiatement le Préfet puis ensuite le commandant de Brigade de Bodokro pour leur donner cette information. Il leur demande de faire constater ces objets. Ce qui est fait.
Le lundi 23 Septembre 2019, le Procureur de Bouaké appelle monsieur MANGOUA pour lui dire que compte tenu de ce qui s'est passé à sa résidence à savoir la découverte des munitions, il trouve important de faire une perquisition à sa résidence pour la manifestation de la vérité judiciaire et pour situer les responsabilités. Je tiens à préciser que tous ces faits se passent alors que Monsieur MANGOUA Jacques est à Abidjan et que depuis Avril 2019 il n'a pas mis les pieds à Nguessankro où se trouve cette résidence dans laquelle les objets ont été découverts. C'est un élément important dans le dossier qui n'a jamais été contesté. Cette position géographique de monsieur Mangoua par rapport au lieu de découverte des munitions.
Pour poursuivre, notre client ne trouve aucun inconvénient. Il dit même au Procureur qu'il ne se reproche rien et que la perquisition peut se faire.
Cette perquisition infructueuse a lieu le mardi 24 Septembre 2019.
Monsieur MANGOUA qui a déposé une plainte auprès du Procureur de Bouaké est invité à venir faire son audition. Notre client se déplace en cette qualité de plaignant victime et arrive à Bouaké. Il lui est demandé en ce lieu s'il souhaitait se faire assister par un avocat. La suite vous la connaissez. Monsieur MANGOUA est gardé à vue pour les nécessités de l'enquête. Il est après déféré au Parquet. Le Procureur décide de le faire comparaitre devant le tribunal pour qu'il soit jugé selon la procédure de flagrant délit pour détention illégale de munitions. Le 03 Octobre 2019, monsieur MANGOUA KOFFI SARAKA JACQUES est reconnu coupable et est condamné à 5 ans de prison ferme avec 5 millions d'amende.

 

Question: Maître, nous avons du mal à comprendre avec les faits que vous venez de présenter comment le tribunal a condamné monsieur MANGOUA Jacques ?

Réponse: C'est une question ?

Question: Oui expliquez nous comment le Tribunal a pu condamner monsieur MANGOUA sur la base de ces faits ?

Réponse : Je suis un avocat. Je ne suis pas le juge. Moi je peux vous expliquer comment j'ai défendu mon client. C'est le tribunal qui pourra justifier sa décision. Pour l'heure, nous n'avons pas la décision motivée. Lorsque nous l'aurons, nous saurons les motivations des juges. À l'instant où je vous parle, je suis au même niveau d'information que vous sur cette question. Je ne sais pas les motivations c'est-à-dire dire l'ensemble des raisons de faits et de droit sur le fondement desquelles le tribunal devrait justifier la légalité de toute décision qu'il prononce. Nous sommes dans l'attente.

Question: Le Procureur a fait une conférence de presse selon une information donnée par le confrère Koaci, il aurait affirmé que "les avocats ont contourné le droit "? Quel commentaire une telle affirmation suscite en vous ?

Réponse : Je pense que ce procès a été très suivi à Bouaké et dans toute la Côte d'Ivoire. Chacun est assez intelligent pour se faire une opinion sur cette affaire. Vous savez il y a une population qui a atteint une maturité pour comprendre elle-même ce qui se passe. Je ne commenterai pas cette affirmation supposée du procureur de Bouaké.

Question: Maître est-ce que vous allez faire appel de cette décision ?

Réponse : Sachez-le. La déclaration d'appel des avocats de monsieur Mangoua a été déposée le vendredi 04 Octobre 2019.

Question: Maître, avez-vous confiance en la justice avec ce que vous nous avez précédemment décrit et la décision rendue ?

Réponse : Dans un pays, si les citoyens n'ont pas confiance en leur justice, c'est que nous ne sommes plus dans une société. C'est la jungle. Nous devons malgré tout avoir confiance en la justice. Nous irons devant la Cour d'appel de Bouaké pour présenter nos arguments. Nous dirons aux juges de la Cour d'appel ce pourquoi nous estimons que la décision devrait être revue. C'est d'ailleurs tout le sens des recours contre les décisions de justice.

Question: La procédure en appel est prévue pour quelle date ?

Réponse : Une fois que la Cour d'appel va recevoir le dossier du tribunal avec la décision rédigée et les notes de l'audience, la date de l'audience sera communiquée.

Question: Est-ce que ce ne sera pas long ?

Réponse : Je ne sais pas. La programmation des audiences ne relève pas des avocats. Mais je peux seulement me dire que ce ne sera pas long parce la procédure d'urgence c'est à dire le flagrant délit a été utilisée pour juger monsieur MANGOUA. S'il fait un recours à son tour, je pense que sa cause devrait être entendue rapidement. Tout cela fait partie du respect des principes du procès équitable. Mais encore une fois, ce ne sont pas les avocats qui décident des dates d'audience dans de pareils cas.

Question: Maitre quelle a été votre ligne de défense dans cette affaire ?

Réponse: Simplement que monsieur MANGOUA ne pouvait pas être condamné pour le délit de détention illégale de munitions au regard des faits et des circonstances de l'espèce. Parce que monsieur MANGOUA n'a pas mis les pieds à Nguessankro depuis Avril 2019. Or, c'est en ce lieu que les munitions ont été découvertes. Il ne pouvait donc pas être l'auteur matériel du dépôt des munitions. Ce n'est pas possible. Nous avons montré aussi que c'est monsieur MANGOUA Jacques qui a informé lui-même le Préfet puis le commandant de la Brigade de Bodokro pour aller constater ces objets déposés dans une niche de sa résidence. Comment vous pouvez comprendre ça s'il voulait détenir des munitions illégales. Mais mieux, les objets illégaux étaient déposés dehors pour une résidence qui contient Douze chambres. Monsieur MANGOUA ne pouvait-il pas cacher ces munitions dans l'une d'entre elles ? J'ai dit au tribunal que notre dossier n'a pas produit un rapport psychologique nous révélant que monsieur MANGOUA était devenu fou. Parce que pour vouloir détenir des munitions illégales et se comporter comme monsieur MANGOUA l'a fait, il faudrait avoir sa raison en vacance. Voici ce que nous avons déclaré devant les juges.

Question: Maître tous les jours, les gens sont condamnés pour des faits de détention illégale d'arme ou de munitions. Quelle est la spécificité du cas Mangoua ?

Réponse: Selon nous cette spécificité réside dans l'appel téléphonique de monsieur MANGOUA au Préfet et au commandant de la brigade de Bodokro pour leur dénoncer la présence de munitions découvertes dans sa résidence. Les autres personnes qu'on condamne pour cette même infraction n'ont certainement pas eu le même comportement que Monsieur MANGOUA.

Question: Le Procureur a affirmé que c'est le frère cadet de votre client qui a appelé la gendarmerie avant d'informer monsieur MANGOUA (nous sommes interrompus par maître N'DRY CLAVER)

Réponse : Monsieur je vous en prie arrêtez moi cette question. L'audience du Jeudi 03 octobre 2019 était publique. Il faut arrêter. Je prends à témoin les trois juges qui ont siégé. Je prends à témoin le greffier audiencier. Je prends à témoin mes confrères qui étaient dans la salle. Je prends à témoin le public venu nombreux pour suivre cette audience. La question a été posée au frère cadet de monsieur Mangoua. À quel moment est-ce que vous avez appelé votre frère. Il a dit ceci: Quand monsieur Kouakou Yao Laurent lui a montré les munitions dans les sachets, il a appelé immédiatement son frère qui était d'abord en réunion. Ils se sont rappelés juste après. Et c'est monsieur MANGOUA qui a appelé le Préfet puis le commandant de brigade de Bodokro. C'est ce récit que nous avons tous entendu à l'audience publique. Le frère de monsieur Mangoua n'a jamais dit qu'il avait appelé le commandant de brigade avant d'avoir appelé son frère. Le procureur n'a pas le droit en dehors de tout autre élément de preuve de dire autre chose que ce que les témoins ont dit. Cela ne se fait pas. Nous avons aujourd'hui des moyens scientifiques pour tout savoir. Je l'ai dit à l'audience. Le procureur a le pouvoir de faire une réquisition auprès des sociétés de téléphonie. Il connaît les numéros de téléphone de monsieur Mangoua et celui de son frère. Il connaît celui du commandant de la brigade de Bodokro. Quand on appelle il y a les heures d'appel et la durée de chaque appel. Pourquoi le procureur ne fait pas cette réquisition et il dit autre chose que ce que le témoin a dit à la barre du tribunal devant le monde entier. Les notes de l'audience ont consigné ces propos du frère de monsieur Mangoua. Arrêtons s'il vous plaît. L'audience était publique. Arrêtons. Nous attendons la motivation des juges pour savoir ce que les juges vont retenir. Ce sont eux qui doivent nous départager. Je vous le répète. Le frère de monsieur Mangoua a dit qu'il a appelé son frère avant tout. Si le Procureur doit construire un autre récit, il doit le faire sur le fondement de la réquisition des opérateurs de téléphonie cellulaire. Nos opinions ne constituent pas les faits en matière pénale. Attachons nous aux faits. Nous n'avons pas le droit de dénaturer les informations données à la barre. Monsieur je vous dis que les Ivoiriens sont matures. Il y a des choses qui ne passent plus.

Question: Maître quelle a pu être la conséquence de la condamnation du chargé de mission de monsieur Mangoua sur la décision de condamnation de son employeur ?

Réponse: Les deux affaires ne sont pas liées. Vous avez monsieur MANGOUA qui est poursuivi pour détention illégale de munitions. L'autre est poursuivi pour divulgation de fausses informations. Dans la rigueur juridique, il n'y a aucun rapport. Je tiens à vous dire d'ailleurs que nous n'avons cité à aucun moment le chargé de mission de monsieur Mangoua pour étayer nos différentes plaidoiries. Pour vous dire que nous nous sommes attachés aux faits contenus dans les procès-verbaux d'enquête. Nous nous sommes attachés aux déclarations faites à la barre du tribunal par les témoins des faits. J'ai dit à l'audience que lorsque les citoyens risquent leur liberté, il n'y a pas de place pour le jeu. Nous n'avons jamais cité le chargé de mission de monsieur Mangoua. Ce n'est pas vrai de dire que les avocats ont fondé leur défense sur les affirmations du chargé de mission de monsieur Mangoua. Je ne parlerai pas de mensonge. Je dirai que ce n'est pas vrai. Je vous répète l'audience était publique.

Question: Maître de nombreuses analyses politiques parlent d'un complot pour le contrôle de la région du GBÊKÊ. Il s' agirait de constater après cette condamnation la vacance de la présidence du conseil régional de Bouaké et de désigner un conseiller favorable au RHDP. Un peu comme ce qui s'est passé avec monsieur Billon. Quel est votre point de vue ?

Réponse: Vous avez parlé d'analyse politique. Moi je suis un avocat. Je m'attache aux faits dans le prétoire. Je laisse aux hommes politiques leurs analyses. J'aime la force de la loi. Quels sont les éléments constitutifs des infractions ? Les faits doivent tomber sous le coup de la loi. Voici mon cadre de travail en tant que pénaliste. Je ne veux pas mélanger les choses. On ne vient pas au palais de justice avec son habit de militant de parti politique. On ne me donne pas d'instructions contraires au droit pour que je les prolonge au palais. Sinon je deviendrai un monstre au cœur de l'appareil judiciaire. Et je serai dangereux pour la paix sociale. Quand je revêts ma robe d'avocat, c'est la loi seule qui me guide. C'est pour sa défense que j'ai prêté mon serment. On ne fait pas la politique au palais de justice. On ne devrait pas faire la politique au palais de justice pour être plus précis. Je ne commenterai pas ces analyses politiques. Je suis un avocat. Je ne me suis pas trompé de profession.

 

In le TEMPS / Titrailles Afriknews//


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REPORTAGE ...
Côte d’Ivoire : Olheol-ci industries (ex Trituraf) vers une liquidation

Afriknews-jeudi 31 janvier 2019-Pour une dette de 300 millions de Francs Cfa contractée  en 2009 auprès d’une banque ivoirienne, non soldée, l’usine Olhéol ( Ex Trituraf) de Bouaké est au bord de la liquidation. Elle est même à l’arrêt. Des rumeurs persistantes ont circulé dans la capitale du centre annonçant même sa mise en vente aux enchères par le bailleur pour se rembourser.

 

En effet, il se raconte que le partenaire financier, qui attend impatiemment le remboursement de son crédit, aurait vendu l’usine à des Libanais. Et que ces nouveaux propriétaires étaient dans les locaux de l’usine  le lundi 28 janvier 2019 à 18h pour une visite d’évaluation. ‘‘C’est une fausse nouvelle’’, dément monsieur Koné Zanga, chargé de la restructuration à la direction de l’entreprise.

Toutefois, monsieur Koné Zanga reconnaît que l’usine traverse un grave crise, qui l’a empêchée de respecter ses engagements vis-à-vis du bailleur en question. Et de justifier que c’est la conséquence de détournement de matière première vers d’autres cieux.

« Ce n’est pas de la mauvaise foi de notre part. Mais comment pouvons-nous fonctionner si la matière première est acheminée vers d’autres pays ? »,  S’interroge-t-il, avant de poursuivre pour dire que la direction a confiance en son investissement et lutte pour sortir du coma.

« Il y a des procédures judiciaires encore en cours qui suspendent toute vente  matérielle de l’usine. Donc il n’y a aucune raison de se précipiter pour quoi que ce soit. L’usine est là, elle ne fuit pas. Pourquoi on ne veut pas patienter. On était tous attendu ce matin à la justice, mais les partenaires financiers ne sont pas venus », a-t-il fait remarquer.

A l’en croire, la résolution de problème se fera à l’amiable, et ne peut en aucun cas, débouchée sur une liquidation. « Comment veulent-ils vendre puisque l’investissement est de 16 milliards alors qu’on leur doit seulement 300 millions de frs Cfa ? C’est pour  toutes ces questions que nous nous retrouvons en justice pour une solution paisible. Nous sommes donc étonnés. Et à la limite, nous disons que nous sommes encore au stade du tribunal et non à la liquidation des biens de l’unité de production », monsieur Koné Zanza a déclaré.

Si cela paraît simple à apprécier par la direction, ce n’est pas la quiétude chez les employés, qui cumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire,  et  des licenciés qui réclament plusieurs millions de francs Cfa de droits.

Aussi, ont-ils manifesté devant l’entreprise le mardi 29 janvier pour réclamer leurs dus, avant que le pire n’arrive. «  Aujourd’hui nous sommes attroupés ici parce que nous revendiquons notre droit. Cela fait désormais 30 mois que nous ne sommes  plus en activités. Bien évidemment, nos employeurs nous doivent plusieurs mois de droits et la valorisation de certains droits », a situé Bamba Dramane, leader syndical.

 

Non sans indiquer que des sources concordantes affirment  «  qu’un partenaire financier veut vendre aux enchères l’unité de production pour un crédit de 300 millions de Franc Cfa ». Puis, ils ont émis le vœu d’être associés aux échanges, « afin que nos droits qui s’évaluent à 1,3 milliards de francs Cfa et nos arriérés de salaires qui font un total de 380 millions de francs Cfa soient obtenus ».

Dans cette nébuleuse, il est constaté au moins une convergence entre  la direction et les employés, qui plaident tous pour le règlement à l’amiable qui ne leur soit pas préjudiciable. Ou du moins, si l’usine doit être cédée, les employés souhaitent se constituer en partie prenante  dans les discussions.

Faut-il rappeler, qu’Olhéol-ci est une unité industrielle, qui transforme essentiellement les grains de coton en produit oléagineux. Olhéol, ou ex Trituraf, a longtemps contribué à l’essor de l’industrialisation dans la capitale du centre. Mais l’entreprise a  entamé sa léthargie en marge de la crise militaro-civile de 2002 qui a secouée le pays. Malgré les efforts de redressement  engagés par les nouveaux acquéreurs, la descente aux enfers continue. Elle est pourvoyeuse de plus 500 emplois directs et indirects.

Tuo Tchang / Afriknews//


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